Un coffret cadeau pour des conseils juridiques

Un coffret cadeau pour des conseils juridiques
Un coffret cadeau pour des conseils juridiques - © RTBF

Les Vivabox, ces boîtes avec des bons cadeaux, innovent. Elles proposent désormais une consultation avec un avocat. L'idée vient des barreaux flamands et elle choque du côté francophone.

Si à quelques jours de la fête des mères vous n'avez pas encore d'idées, alors l'ordre des barreaux néerlandophones peut vous aider à trouver quelques idées. On connaissait déjà les coffrets cadeaux classiques pour un repas à deux ou un tour en Vespa.

Le coffret de conseils juridiques est désormais disponible : "Ensemble chez l'avocat". Un cadeau dont le leitmotiv est le suivant : "Mieux vaut prévenir que guérir".

Pour Edgar Boydens, président de l'ordre des barreaux flamands, c’est un cadeau: "On travaille avec des avocats spécialisés dans les différentes matières, justement pour donner l’avis exact avant que le problème se pose. Ce n’est donc pas l’image de l’avocat plaideur, mais bien l’image de l’avocat conseil, avant que le problème se pose".

Divorce, filiation ou héritage, c'est le droit de la famille qui est concerné. Concrètement, pour 80 euros, il est possible d'offrir une heure de conseils juridiques à celui ou celle que vous voulez.

Mais une heure, est-ce vraiment suffisant? Pour Liliane Versluys, présidente de la commission du droit de la famille pour l'ordre des barreaux néerlandophones, la réponse est oui : " Notre expérience nous dit que dans une demi-heure nous pouvons rechercher beaucoup de solutions. Mais trois quarts d’heure, une heure, suffisent pour la majorité des cas. De plus, une consultation normale coûte en moyenne 100€. Il s’agit donc bien d’un cadeau car les avocats font aussi un effort financier. "

Surprise chez les avocats francophones

Au total, le coffret coûte 80 €. 50 € iront à l'avocat, 30 € à la société Vivabox. Mais pour l'ordre des barreaux francophones et germanophones, passez par un intermédiaire pour attirer un client, cela peut surprendre, comme le confirme Patrick Henry, président de l’ordre des barreaux francophones et germanophones : " Vivabox fait une activité de courtier et comme lorsqu’il propose un bon pour un séjour dans un hôtel, vous avez le choix entre une trentaine de ceux-ci ou une centaine de ceux-là. On va se retrouver dans la même situation. Il y a quelqu’un qui apporte un client, contre rémunération, à un avocat. - Choquant ? Ca me choque, oui ".

Le coup de communication est réussi. 400 avocats du nord du pays se sont déjà portés candidats. Alors une telle initiative est-elle possible en Wallonie? Non, En tous cas pour le moment.

Quentin Warlop

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