Un code barres sur 20 ne correspond pas au prix indiqué à la caisse

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Illustration - © EPA/SOEREN STACHE

Les codes barres correspondent-ils toujours aux prix indiqués sur les produits ? Selon une enquête réalisée par l'inspection économique, cela ne sera pas le cas une fois sur vingt. On apprend également que dans 4,66% des cas, les prix affichés ne correspondent pas à ce qu'on paye à la caisse.

Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos, la fédération du commerce explique ces erreurs : "C'est un élément essentiel à rappeler, c'est qu'en fait la majorité des erreurs, une petite majorité des erreurs sont en faveur du consommateur. Donc, il est clair qu'il n'y a absolument pas un esprit négatif qui anime le commerçant pour essayer de gratter sur le dos du consommateur quelques centimes, c'est plutôt le contraire. En effet, c'est un point essentiel  qu'il faut quand même souligner. Alors, d'où viennent encore les erreurs qui restent. Je dis toujours qu'une erreur qui existe est toujours une erreur en trop, c'est clair. On doit essayer d'arriver au niveau zéro. La principale raison, c'est qu'il y a de plus en plus de produits dans les magasins. Il faut s'imaginer aujourd'hui des grands magasins où vous avez plus de 30 000 produits. Alors, non seulement il y a plus de produits mais en plus, les prix de ces produits changent beaucoup plus rapidement. Pourquoi ? parce que les magasins essayent de s'adapter évidemment à la concurrence. Lorsque le concurrent baisse le prix de telle pâte à tartiner et bien, vous ferez la même chose et ainsi de suite, donc il y a véritablement une spirale qui se déclenche où tout le monde adapte son prix de plus en plus vite et donc, évidemment, de temps en temps il peut se passer qu'il y ait par ci par là, une erreur qui reste mais on le voit, le nombre d'erreur diminue et je le disais, c'est en majorité en faveur du consommateur".

Précisons que pour cette enquête, l'inspection économique a contrôlé quelques vingt milles produits dans plus de 200 magasins : des grandes surfaces, des franchisés et des indépendants. Les chiffres qui en sont ressortis restent relativement stables par rapport à ces trois dernières années.  

C.B. avec M.-P. Jeunehomme

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