Un bras bionique contrôlé par la pensée, la prothèse de demain

Priscille-Déborah, d’origine française, est une aventurière. Il y a 14 ans, après un accident, elle perd ses jambes et son bras droit. Elle subit de nombreuses opérations et porte ensuite des prothèses de jambes ou encore un genou intelligent. Dernière prothèse en date, un bras bionique, contrôlé par la pensée.

Ce sont d’abord les nerfs du bras qui avaient été sectionnés qui ont ensuite été greffés sur les muscles restants. Comment ça fonctionne ? Lorsque la jeune femme pense à un mouvement, l’information parcourt le nerf. Et le nerf fait contracter le muscle.

"Lorsqu’il y a une contraction musculaire, il y a une petite électrode qui est posée sur les muscles de Priscille. Et lorsqu’elle active, qu’elle pense à un mouvement, le muscle se contracte, envoie l’information aux petits capteurs de la prothèse et qui envoie un signal électrique dans les microprocesseurs de la prothèse pour permettre l’ouverture et la fermeture des doigts, du coude et de l’avant-bras", explique le Docteur De Keating-Hart, l'orthopédiste qui l’a opérée.

Un long parcours

L’adaptation à ce bras bionique ne s’est pas faite en un jour. Il a fallu à Priscille-Déborah plusieurs mois pour parvenir à commander, par la pensée, cette nouvelle prothèse. Elle la porte depuis six mois et depuis elle enchaîne les essais, les erreurs et les tâtonnements.


►►► À lire aussi: Etats-Unis : pour Noël, un petit garçon sans doigts reçoit une prothèse en 3D


Depuis six mois, Priscille-Déborah compte aussi sur son mental d’acier pour accepter que, parfois, les réglages prennent du temps : "Je suis à la moitié du protocole de rééducation. Donc on ne peut pas encore dire qu’il s’agit d’un confort de vie amélioré parce que je suis en plein travail. Mais je sais qu’au bout du protocole de deux ans, je vais faire des bonds en avant dans mon autonomie", s’enthousiasme Priscille-Déborah.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK
Soir Première
en direct

La Première Bxl

Soir Première