Un Belge sur cinq se sent dépassé et stressé par l'informatique

Qui n’a jamais dû envoyer un mail ou payer une facture sur internet? Ces gestes sont devenus courants pour la plupart des Belges. Mais pour d’autres, l’utilisation des outils informatiques reste un problème, et parfois même un handicap. Un Belge sur cinq se sent dépassé et stressé par l'informatique. Une étude*nous éclaire sur la manière dont les Belges appréhendent le monde numérique. Que ce soit au travail ou dans la sphère privée, nous y sommes quotidiennement confrontés.

Le handicap actuel: le manque de compétences informatiques

La fracture numérique est différente d’il y a 20 ans. Si l’accès à un ordinateur et donc à internet posait problème auparavant, aujourd’hui c’est davantage le manque de compétences informatiques. Par manque d'intérêt ou de formation, certains n'ont pas les bases pour répondre aux exigences administratives. Factures en ligne, déclaration fiscale ou recherches sur le web, le quotidien est désormais numérisé.

Mais la question est d’autant plus importante lorsque les compétences numériques deviennent un critère d’embauche ou une condition pour garder sa place. Une personne sur 10 craint d'ailleurs de perdre son emploi, car elle ne se sent pas capable de suivre les évolutions numériques.

Les plus de 55 ans sont les plus touchés

À l’asbl " UPDATE ", les demandeurs d’emploi sont nombreux à suivre des cours d’informatique. "C’est indispensable aujourd’hui. On demande de plus en plus d’aller sur internet. Ça me permet aussi d’être valorisée vis-à-vis des autres personnes", explique Brigitte Etien, venue assister à un cours de base en informatique.

Les plus de 55 ans sont les plus touchés par le décrochage numérique, mais les jeunes ne sont pas épargnés. C’est surtout le niveau de vie qui définit le niveau de compétence. Le numérique représente désormais une nouvelle cause d’exclusion sociale. "Les ménages qui vivent avec moins de 1500€ par mois ont beaucoup plus de difficultés ", signale Delphine Chabbert, secrétaire politique à la Ligue des Familles.

Pour combler cette fracture numérique, les associations requièrent alors davantage de formations, tant à l’école qu’au travail.

*Étude menée auprès de 1000 Belges, par la Ligue des Familles, le Gezinsbond, OKRA, en collaboration avec le bureau d’études iVOX et le projet " Ma facture, Mon choix ".

 

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