Un Anglais de 21 ans vide ses économies dans le jeu vidéo FIFA

"J’aime les jeux vidéo depuis que je suis tout petit. Je me souviens me lever tôt le week-end et filer dans le salon pour jouer à FIFA 05 sans le son pour ne pas réveiller mes parents". La passion de Jonathan Peniket pour le jeu vidéo de foot est évidente. Une passion innocente sauf quand elle se mêle avec un mode de jeu payant.

Depuis 2009, le jeu FIFA a mis à disposition de ses joueurs le mode "Ultimate Team", qui consiste à créer sa propre équipe avec des joueurs disponibles via des packs que l’on peut acheter. Le joueur reçoit alors aléatoirement des joueurs pour composer son équipe. Mais évidemment, tous les joueurs n’ont pas le même niveau et les meilleurs sont les plus difficiles à obtenir. La logique est donc simplissime : plus on dépense pour acheter des packs, plus il y a de chances de décrocher les meilleurs joueurs pour son équipe.

Drogue

Un cercle vicieux dans lequel Jonathan a sombré : "je dépensais 30 livres puis 40 puis 50 à la fois. Ma carte a fini par bloquer mes transactions quand j’en étais au stade de dépenser 80 livres quatre à cinq fois par nuit", explique Jonathan. Avant de poursuivre la description de son escalade : "quelques semaines avant mes examens, après des jours à regarder des Youtubeurs ouvrir des packs sur leurs chaînes pendant que mes parents pensaient que je révisais, je suis arrivé au stade où je n’avais plus d’argent. Je venais de dépenser près de 3000 livres. De l’argent que mes parents avaient mis de côté pour mon futur."

Quelques semaines après cette coûteuse mésaventure, le jeune homme tire des conclusions : "j’étais accro à l’excitation de tomber sur LE joueur. Et je crois maintenant vraiment que ces achats en ligne qui impliquent un pourcentage de chance pour avoir ce qu’on veut sont identiques à la notion de paris."

Une histoire et une leçon qui ont poussé le Jonathan Pikenet à mettre en garde les autres : "je veux faire ce que je peux pour éduquer et protéger d’autres personnes de vivre la même expérience que moi." De son côté, le Comité de la Chambre des Lords en charge des paris a demandé que les achats en ligne possédant un caractère aléatoire comme celui-ci soient régulés sous les mêmes lois que les paris.

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