UE: le coordinateur Ebola ira en Afrique de l'Ouest, veut plus de médecins

UE: le coordinateur Ebola ira en Afrique de l'Ouest, veut plus de médecins
UE: le coordinateur Ebola ira en Afrique de l'Ouest, veut plus de médecins - © EMMANUEL DUNAND - BELGAIMAGE

Le coordinateur de l'Union européenne contre Ebola, qui ira bientôt dans les pays touchés pour "mieux évaluer les besoins", a estimé lundi qu'il fallait "absolument plus de médecins" occidentaux pour combattre l'épidémie.

"Les conséquences de l'épidémie d'Ebola sont franchement effrayantes", a jugé le nouveau commissaire européen aux Affaires humanitaires, Christos Stylianides, rappelant qu'elle a tué près de 5000 personnes en Afrique de l'Ouest sur plus de 10 000 infectées.

"Mais la peur et l'isolement ne sont pas une option", a-t-il martelé. Christos Stylianides, nommé coordinateur de l'UE jeudi soir, va se rendre dans la zone au cours de la deuxième semaine du mois de novembre, mais il n'a pas précisé quel pays il comptait visiter.

"Je veux réaffirmer ma promesse d'aller dans les pays touchés pour exprimer en personne notre solidarité. Cela va me permettre de mieux évaluer les besoins", a-t-il dit. "Ce qu'il manque le plus, c'est de l'expertise humaine, des travailleurs de santé", a-t-il ajouté, soulignant que "l'Europe a du personnel et des techniciens médicaux qualifiés, prêts à se mobiliser".

L'UE a promis jeudi d'augmenter à un milliard d'euros son aide aux principaux pays touchés, Guinée, Liberia et Sierra Leone. Plus de 800 millions d'euros ont été "mobilisés" à ce jour, a précisé Christos Stylianides.

"Nous avons envoyé des experts médicaux et humanitaires, déployé des laboratoires mobiles, des centres de traitement, envoyé des fournitures pour soutenir les autorités locales, aidé à renforcer les infrastructures sanitaires, et mis en place un système d'évacuations médicales" par avion en cas d'infection d'un travailleur humanitaire occidental, a-t-il énuméré. "Toutefois, il faut faire beaucoup plus" et "accélérer la cadence".

A ce jour, environ un millier de lits sont ouverts dans la région pour soigner les malades, mais l'OMS estime qu'il faudra porter ce nombre à 5000 d'ici la fin de l'année. Pour les faire fonctionner, "quarante mille personnes doivent être mobilisées", a insisté Christos Stylianides. "Il faut absolument des médecins et des infirmières", a-t-il soutenu.

Par ailleurs, "il faut rapidement former un grand nombre de volontaires dans les pays touchés", a souligné le directeur général de la Commission en charge de l'Aide humanitaire, Claus Sorensen. Actuellement, seuls quelque 200 Occidentaux -des médecins et infirmières d'ONG mais aussi de l'armée américaine- sont sur place. "Il nous en faut nettement plus", a-t-il observé, soit 2000 à 3000 personnels médicaux internationaux même si "5000 serait mieux".

Belga

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