UCM: "Rien n'empêche les commerçants d'exiger le port du masque"

CQFD, Ce Qui Fait Débat, en mode grand entretien : 25 minutes quotidiennes avec un spécialiste, pour vous aider à mieux comprendre/vivre la crise du coronavirus, mais aussi pour vous permettre de poser VOS questions (via l’adresse mail cqfdrtbf@rtbf.be). Notre invitée, ce mercredi: Clarisse Ramakers, directrice du service d'études de l'UCM, l'Union des Classes Moyennes.

Le Conseil National de Sécurité l'a confirmé: tous les commerces pourront rouvrir leur portes lundi prochainmoyennant le respect stricte de plusieurs règles, à l'instar des commerces déjà ouverts: un client (seul) par 10m², pendant 30 minutes maximum, dans un périmètre proche de son domicile, en respectant les distances et, si possible, en portant un masque.

Des commerçants ont anticipé

"Les commerçants sont impatients de recommencer à travailler", annonce Clarisse Ramakers, "beaucoup se sont préparés en amont de l'annonce, en prévoyant même plus de mesures que ce qui a été annoncé: des commerçants ont par exemple décidé de fixer des rendez-vous pour éviter les files sur les trottoirs".

Concernant les masques (recommandés mais pas imposés dans les commerces), "rien n'empêche chaque commerçant d'exiger le port du masque pour que quelqu'un entre dans son commerce", affirme la directrice du service d'études de l'UCM, "des commerçants préconisent déjà le port du masque pour protéger leur personnel".

Tout le monde est prêt à redémarrer 

Un tiers d'indépendants craignent la faillite

Depuis le début de la crise, les indépendants se sont notamment fait entendre via un groupe facebook, "INDEPENDANTS", rassemblant aujourd'hui plus de 35 000 membres. Ils viennent de tous les secteurs et réclament plus de mesures de soutien. Pour rappel, le droit passerelle existe comme revenu de remplacement pour les indépendants, qui peuvent solliciter un report ou une diminution des cotisations sociales, ainsi qu'une prime régionale d'aide. Mais tout le monde n'y a pas accès... Et avec les charges fixes qui restent à payer, les assurances ou emprunts à rembourser, beaucoup craignent la faillite.

"Un tiers des 3600 personnes ayant répondu à notre sondage craignent effectivement une faillite et 40% disent qu'ils devront sûrement se séparer d'une partie de leur personnel", commente Clarisse Ramakers, "on a essayé de faire fonctionner le droit passerelle au mieux [...] Ça n'a pas été parfait mais on n'a pas mal réagi. Des gens restent dans des situations compliquées aujourd'hui, toutes les primes n'ont pas été versées, on travaille actuellement avec les Régions pour simplifier les flux", assure-t-elle.

 

CQFD, Ce Qui Fait Débat, en mode grand entretien, chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h45 sur La Trois. L'entièreté de l'émission ci-dessous:

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