UCL: un étudiant sur quatre est ivre au moins une fois par semaine

UCL: un étudiant sur quatre est ivre au moins une fois par semaine
UCL: un étudiant sur quatre est ivre au moins une fois par semaine - © BRUNO FAHY - BELGA

Selon l’enquête dirigée par l’UCL, la boisson privilégiée reste la bière et le jour de la semaine propice à la guindaille est le jeudi.

Pour cette étude, Pierre Maurage et Séverine Lannoy, chercheurs à l’Institut de recherche en sciences psychologiques de l’UCL, ont interrogé 4500 étudiants.

Un quart d’entre eux affirme être ivre au moins une fois par semaine. Les réponses ont permis de dresser le profil de l’étudiant qui boit le plus : un étudiant de sexe masculin, âgé entre 18 et 21 ans, résidant en kot et participant activement au folklore étudiant.

La vie en kot est logiquement plus propice à la consommation d’alcool, notamment à cause des normes très permissives établies par l’étudiant lui-même et de la fréquence élevée des pré-soirées.

Socialisation et relaxation

Au-delà de ce constat, l’étude tente de déceler les causes d’une consommation excessive d’alcool chez les étudiants.

Pour beaucoup de jeunes interrogés, l’alcool permet d’entrer en contact plus facilement avec les autres. Près de 70% des répondants déclarent avoir eu plus de faciliter à engager une conversation et avoir fait la connaissance d’une nouvelle personne sous l’influence de l’alcool.

Selon eux, l’alcool renforcerait donc la socialisation, ainsi que la relaxation. Six étudiants sur dix rapportent que l’alcool leur a déjà permis de diminuer leur stress.

Boire pour " faire comme les autres " ?

L’étude relève en tout cas une exagération de la perception que les étudiants ont de la consommation d’alcool de leurs congénères.

La pression sociale semble faire son effet puisque les répondants ont tendance à boire plus pour être dans la conformité et " faire comme tout le monde ".

Les conséquences de l’abus d’alcool chez les étudiants sont connues : la violence entre eux et des relations sexuelles non-désirées ou regrettées.

L’alcool peut aussi avoir un impact sur la scolarité : beaucoup d’étudiants admettent ne pas se sentir capable de travailler le lendemain d’une cuite, 44% d’entre eux reconnaissent négliger leurs études suite à une consommation excessive d’alcool. A plus long terme, l’alcool peut avoir des effets néfastes sur la mémoire, l’attention et la concentration.

Plan alcool : des objectifs concrets

En définissant les causes de la consommation excessive d’alcool chez les étudiants, les chercheurs de l’UCL espèrent mettre en place des actions ciblées et pertinentes.

Par exemple, en plus des bars à eau déjà existants, ils veulent proposer des softs attractifs. Ils désirent également renforcer la prévention avec notamment un test online permettant de donner un feed-back sur la consommation individuelle de chacun. Un renforcement et une réévaluation de la charte Aune sont également prévus. Cette charte spécifie les conditions dans lesquelles se font l’animation et l’occupation des locaux de l’UCL, les règles de sécurité, etc.

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