Uccle : une école internationale d'élite à 19.000 euros l'année

La Bogaerts International School s’est installée au domaine Latour De Freins à Uccle. Un ancien hospice aux allures de château niché dans un parc de près de 9 hectares. Elle a été fondée par le fils de Rodolphe Bogaerts, bien connu chez nous pour avoir fondé une école de jury central en 1969.

Six fois plus d’élèves en 8 ans

Dans leurs blazers bleu marine, 260 élèves de 45 nationalités différentes fréquentent cette école privée. Ils n’étaient pourtant qu’une quarantaine il y a huit ans quand l’école a été fondée.

"On est une petite école, on a fait nos preuves, explique David-Ian Bogaerts, directeur. Les parents sont contents, ils restent. Ça fonctionne beaucoup par réseau. On voit bien qu’on a eu deux ou trois familles indiennes qui sont venues, puis tous leurs amis ont débarqué. Même chose avec les Espagnols et les Belges aussi".

Pédagogie anglo-saxonne

Dans des classes de 10 à 15 élèves de la première maternelle à la sixième secondaire, la pédagogie appliquée ici est un mélange de rigueur à l’européenne et d’épanouissement à l’américaine. Danse, musique ou arts plastiques y tiennent une place importante.

"J’aime beaucoup dessiner, nous confie Daphné, 10 ans et demi dans la salle d’art, même si je ne suis pas une grande pro. Mais je peux m’exprimer, ça m’aide".

Chaque étudiant dispose d’un ordinateur et est encouragé à participer. Un environnement différent pour ceux qui ont connu un système scolaire plus classique comme Léon Van Der Elst, un élève belgo-suédois.

"Dans le système belge, c’était beaucoup de par cœur. Ici on est libre, on travaille par nous-mêmes, on est indépendant, mais on est aussi coaché par nos profs très sympas quand on en a besoin", explique-t-il.

Bac international

Les cours sont avant tout donnés en anglais et permettent aux élèves de décrocher un bac international, voie d’accès privilégiée vers les plus grandes universités au monde.

"Les étudiants qui passent un bac international doivent aborder beaucoup de sujets, affirme Colin Sinclair, coordonnateur des études. Ils acquièrent des compétences de recherche et ils s’habituent à travailler de façon indépendante. Ça les prépare vraiment bien pour l’université".

Minerval de 8750 à 19.000 euros

Une qualité d’enseignement qui se paye. Comptez 8750 euros pour les premières années et jusqu’à 19.000 euros par an en fin de cursus.

"On a quelques familles qui payent de manière privée, précise David-Ian Bogaerts, mais on a énormément d’expats. Des gens qui travaillent à l’OTAN ou des ingénieurs engagés par de grosses entreprises internationales. Dans ces cas-là, c’est l’entreprise qui paye l’école". Certains élèves ont aussi décroché une bourse pour suivre leur cursus ici.

Ambiance familiale

L’école accueille également des enfants d’ambassadeurs ou de fonctionnaires européens qui se sentent ici comme chez eux.

"Tout le monde se connaît, tout le monde s’entend bien, confie Fracia Baeke, une élève belgo-indonésienne. Il y a beaucoup de diversité chez les étudiants et les professeurs, on prend soin les uns des autres, on se soutient".

"Les profs peuvent être plus proches des étudiants, leur accorder plus de temps, ajoute Matthew Scott-Wilson, élève écossais et chypriote grec. On peut apprendre à aimer apprendre si on peut dire".

Un cadre privilégié qui n’est pas si exceptionnel chez nous. Notre capitale cosmopolite abrite en tout plus d’une vingtaine d’écoles internationales.

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