Turquie: maintien en détention du président local d'Amnesty

Des personnalités internationales ont signé une lettre ouverte pour soutenir les militants toujours détenus.
Des personnalités internationales ont signé une lettre ouverte pour soutenir les militants toujours détenus. - © FILIP DE SMET - BELGA

Un tribunal d'Istanbul a décidé mercredi de maintenir en détention le président d'Amnesty International en Turquie, accusé d'appartenir au mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué de l'été 2016, a indiqué l'ONG.

Au terme de l'audience, la deuxième de ce procès controversé, Taner Kiliç a été maintenu "en détention provisoire, malgré une absence totale de preuves à son encontre", a annoncé Amnesty International sur son site internet.

M. Kiliç est jugé avec 10 autres militants des droits de l'Homme, dont la directrice d'Amnesty en Turquie, Idil Eser, un ressortissant allemand, Peter Steudtner, et un activiste suédois, Ali Gharavi, tous accusés d'avoir aidé trois "organisations terroristes": le mouvement du prédicateur Gülen, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un groupuscule d'extrême gauche appelé DHKP-C.

ByLock, outil des putschistes

Les conditions du contrôle judiciaire des autres accusés qui comparaissaient libres mercredi, ont par ailleurs été levées, a précisé Amnesty sur son compte Twitter turc, ajoutant que la prochaine audience était prévue le 31 janvier 2018.

M. Kiliç est notamment accusé d'avoir utilisé l'application de messagerie cryptée ByLock, qu'Ankara considère comme le moyen de communication privilégié des putschistes et qui sert d'élément à charge dans plusieurs procès liés au coup d'Etat manqué.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK