Tueurs du Brabant: les tests ADN ne seraient pas concluants pour le suspect

Tueurs du Brabant: les tests ADN ne seraient pas concluants pour le suspect
Tueurs du Brabant: les tests ADN ne seraient pas concluants pour le suspect - © FRANK PERRY - BELGAIMAGE

Jean-Marie Tinck reste suspect dans le dossier des Tueurs du Brabant. Mais les analyses ADN qui pouvaient le confondre ne se sont pas révélées concluantes. Ces analyses viennent d'être transmises à la juge d'instruction Martine Michel et elles ne permettent pas d'incriminer Jean-Marie Tinck. Mais elles ne peuvent pas non plus l'innocenter.

Jean-Marie Tinck a été arrêté il y a un mois. Il correspondrait au portrait-robot numéro 17 des portraits des tueurs réalisés en 1997. A l'époque, Jean-Marie Tinck est désigné par 3 témoins. Mais les analyses ADN ne donnent rien. La piste Tinck n'est donc pas creusée davantage.

Depuis son arrestation en mai, d'autres analyses ont été menées : négatives pour un mégot de cigarette. Les enquêteurs attendaient plus des analyses menées sur la veste de l'une des victimes des tueurs, un ADN mélangé.

Les procédures d'analyse ont depuis évolué, explique Mariella Chaput de l’institut national de Criminalistique et de Criminologie : "Les procédés d’analyse ont progressé au niveau de la quantité minimale d’ADN pour l’obtention d’un profil génétique. Mais un profil de mélange reste un profil de mélange : lorsque l’on a un mélange de profils génétiques, et que l’on veut le comparer avec un profil de référence, il devient très difficile de pouvoir donner avec certitude une réponse quant à la participation de cette personne au mélange".

La preuve matérielle ne viendra pas des analyses ADN. Restent pour les enquêteurs un faisceau d’indices troublants, dont des informations révélées par Jean-Marie Tinck, alors qu’elles étaient inconnues du grand public.

Radia Sadani

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