Des familles de victimes des tueurs du Brabant veulent que l'enquête s'arrête

Certaines familles de victimes des tueurs du Brabant veulent que l'enquête sur cette énigme judiciaire se termine. Elles l’ont fait savoir via leur avocat, Peter Callebaut. "On dit que le temps guérit les blessures, mais à chaque fois, on rappelle ces faits, qui datent d’il y a trente ans. Pour quoi faire ? Pour en arriver où? Il y a 15 ans, on était plein d’espoir. On donne de l’espoir aux familles des victimes et à chaque fois, cet espoir est brisé", nous a expliqué l’avocat.

Des procédures qui coûtent cher

La dernière attaque perpétrée par les tueurs du Brabant avait eu lieu le 9 novembre 1985 au Delhaize d'Alost, soit il y a presque 30 ans.

Depuis trente ans, l’enquête est ouverte. Un dossier et des procédures qui coûtent chers, selon Peter Callebaut : "Une enquête coûte de l’argent, c’est normal, mais si elle dure trente ans et qu’on ne trouve rien de concret… Il ne faut pas oublier que neuf policiers sont occupés à plein temps avec les équipements, les bâtiments, les véhicules, les salaires. Après trente, on peut dire 'Ça suffit'."

Certaines familles veulent la vérité

Trente ans après les faits, certains proches voudraient donc tourner la page, mais ça ne devrait pas être pour tout de suite. Dans les prochains jours, le délai de prescription devrait être prolongé de dix ans. Le procureur général de Liège Christian De Valkeneer comprend les familles qui souhaitent arrêter, mais il y a aussi celles qui veulent que la vérité soit découverte. "Je peux comprendre la frustration, une enquête pareille et des faits d’une telle gravité pour lesquels trente ans plus tard, on n’a toujours pas découvert la vérité. Il faut aussi savoir que c’est une source de frustration pour les enquêteurs", poursuit le procureur général de Liège.

Concernant l’enquête, neuf policiers sont encore mobilisés à l'heure actuelle pour tenter d'élucider les tueries du Brabant, qui ont fait 28 morts entre 1983 et 1985. "Il y a toujours des pistes sur lesquelles on travaille. Il y a toutes une série de choses qui sont encore examinées à l’heure actuelle, mais je mentirai si je vous disais qu’on est sur le point d’arrêter quelqu’un ces prochains jours", précise Christian De Valkeneer.

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