Tueries du Brabant: le polygraphe donne raison à Jean-Marie Tinck

Annemie Bulte famille d'une des victimes des tueurs du Brabant
Annemie Bulte famille d'une des victimes des tueurs du Brabant - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Dans le dossier des tueries du Brabant qui ont fait 28 morts entre 1982 et 1985, les familles des victimes rencontraient ce mercredi matin les enquêteurs à Charleroi. Il était question des derniers développements de l’enquête, et notamment du test du polygraphe - ou détecteur de mensonges - auquel Jean-Marie Tinck a accepté de se soumettre. Un test dont les résultats viennent conforter sa version: il aurait bien inventé ses confidences.

La principale préoccupation des familles lors de leur rencontre avec les autorités judiciaires de Charleroi ce mercredi concernait l’arrestation récente de Jean-Marie Tinck, une arrestation venue ponctuer une enquête qui semblait s’enliser.

Dans des confidences troublantes faites à au moins trois témoins qui ne se connaissaient pas, il s’était accusé comme chauffeur de la bande mais aussi d’avoir participé à l’exécution d’un des membres parce qu’il aurait tué un enfant sur un parking de grand magasin. Un enfant tué de sang-froid dans une voiture: description qui correspond bel et bien au meurtre de Elsie Neys à Alost le 9 novembre 1985.

Jean-Marie Tinck a par la suite affirmé qu’il avait tout inventé. Aujourd'hui, le test du polygraphe lui donne raison.

L'autre élément intéressant communiqué ce mercredi matin concerne les sacs contenant un gilet pare-balles et des armes retrouvés en 1986 à Ronquières. Les résultats d'expertise demandés à l'INCC confirmeraient qu'ils n'ont pas séjourné plus de quelques semaines avant leur découverte. Ils auraient donc été jetés là intentionnellement, pour qu'on les découvre et qu'on puisse ainsi lier ensemble tous les faits attribués aux tueurs en 1983 et en 1985.

La prochaine étape importante dans ce dossier est la chambre du Conseil qui se tiendra lundi avec une question centrale: Jean-Marie Tinck sera-t-il maintenu, oui ou non, en détention préventive?

G.R. avec Patrick Michalle

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