Tueries du Brabant: des étangs d'Adinkerke sont fouillés afin de trouver des armes

Trois étangs d'Adinkerke sont actuellement fouillés par les enquêteurs en charge de la cellule du Brabant wallon. Un informateur avait signalé que des armes utilisées lors d'un braquage de 1985 pouvaient y avoir été jetées. Selon le parquet de Charleroi, les lieux avaient fait l'objet d'un sondage sommaire en 2009. Les fouilles actuelles seront plus méticuleuses et devraient durer une semaine. L'objectif est de permettre aux plongeurs de sonder le fond avec un détecteur de métal.

L'informateur avait précisé qu'après le braquage du Delhaize d'Alost de 1986, une personne en possession d'armes ayant servi aux tueurs aurait jeté celles-ci dans l'un des étangs d'Adinkerke. Patrick Pilarski, soupçonné d'être un membre des tueurs du Brabant se serait confié à cet informateur anonyme. Dans l'émission Terzake de la VRT le commissaire de la police judiciaire à la retraite Johan Vanblaere raconte comment ce témoin décrit cette nuit de perquisition au domicile des parents de Pilarski: "Le père de Pilarski a dans la panique jeté les armes dans l'étang juste derrière sa maison. Exactement là, où les enquêteurs sont en train de sonder à Adinkerke".

"Veulent-ils vraiment trouver ces armes?"

"Ils sont tous âgés désormais, mais ils ne sont pas tous morts. Il suffit de regarder les statistiques. Les membres de la bande devaient avoir autour de la trentaine. Tout le monde doit avoir quelque chose comme 70 ans, certains sont peut-être morts plus tôt. Je suppose que la moitié d'entre eux sont encore vivants" selon l'informateur.

Lors de son témoignage à Terzake, l'informateur s'interroge sur l'enquête: "veulent-ils vraiment trouver ces armes?" Il demeure néanmoins convaincu que celles-ci se trouvent toujours dans l'étang. "Pourquoi ne s'y retrouveraient-elles plus? Je suis le seul qui savait. Avec la police fédérale."

"Beaucoup de gens sont nerveux maintenant que l'on fouille", affirme-t-il.

Les enquêteurs veulent "fermer une porte"

Un procès-verbal de 2009 indique qu'un enquêteur s'est rendu sur place avec la police maritime et qu'il a pris des clichés. "Un sondage avait été envisagé mais une information indiquant que le point d'eau avait été dragué en 2005 avait conduit les forces de l'ordre à mener des fouilles sommaires", indique le procureur du Roi du Hainaut, Pierre Magnien. "Or, ce dragage n'a jamais eu lieu. Afin de fermer cette porte, les enquêteurs ont décidé de mener des fouilles plus minutieuses. Le 11e bataillon du génie civil de Burcht plonge actuellement dans ces eaux peu profondes. Il n'ont pour l'instant rien trouvé en relation avec les Tueries du Brabant."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK