Tuerie de Liège: Amrani n'aurait pas dû être libéré, selon l'avocat de victimes

L'avocat attendait de prendre connaissance du réquisitoire du parquet mais également du dossier dans son intégralité avant de se positionner. "Notre raisonnement est altruiste. Il est de notre responsabilité de faire en sorte que ce genre de situation n'arrive plus à l'avenir", explique Me Alexandre Wilmotte. "On ne peut pas se contenter d'un 'ce n'est pas possible de surveiller tout le monde'."

L'avocat estime que certains voyants étaient "rouge vif". L'intérêt de l'auteur de la fusillade pour les armes ou la nouvelle plainte dont il faisait l'objet auraient dû inciter la justice à renforcer sa surveillance, poursuit l'avocat, qui rappelle que le tribunal d'application des peines s'était opposé à la libération de Nordine Armani qui, selon Me Wilmotte, ne respectait pas grand-chose en prison.

Jeudi, la chambre du conseil devrait considérer l'extinction de l'action publique suite au décès de Nordine Armani, qui s'était suicidé après la fusillade et qui est considéré, par le parquet de Liège, comme seul responsable des faits survenus le 13 décembre 2011.

L'avocat estime cependant que l'attitude de la compagne de Nordine Amrani, qui n'a jamais été inculpée durant l'enquête, est pour le moins équivoque puisqu'il y a eu organisation d'insolvabilité de l'auteur des faits, souligne Me Wilmotte, qui devrait être rejoint dans sa démarche contre l'Etat belge par d'autres parties civiles.

Belga

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