Trop de monde aux urgences: la solution des généralistes

Trop de monde aux urgences : la solution des généralistes
Trop de monde aux urgences : la solution des généralistes - © MARTIN BUREAU - AFP

La file est trop longue devant les services d'urgence des hôpitaux. La faute aux consultations non justifiées, selon l'INAMI. Quelque 56% des patients qui se présentent aux urgences n'ont en fait rien de grave. Un début de solution a été trouvé aux cliniques universitaires Saint Luc. Là-bas, des médecins généralistes se sont installés au pied de l'hôpital.

C'est un petit bâtiment préfabriqué à deux pas des urgences de l'hôpital. A l'intérieur, une poignée de médecins assure chaque jour les consultations, jusque tard le soir. Ce sont des médecins généralistes, ils ne dépendent pas de l'hôpital.

Le système a été mis en place en 2006. À leur arrivée aux urgences de l'hôpital, les patients sont filtrés et certains, une vingtaine par jour, sont redirigés vers l'équipe de médecins généralistes, à l'extérieur du bâtiment. Il s'agit des patients qui ne présentent pas de problème grave.

Le Dr Didier Duboullay est le responsable de ce poste de garde. Pour lui, s'il y a trop de monde aux urgences ça n'est pas de la faute des patients. "Après coup, c'est facile de dire qu'il s'agit d'un cas bénin. Mais le patient qui a très mal ne peut pas en juger. Et tant qu'on n'a pas examiné ce patient, nous non plus", estime-t-il.

Une meilleure collaboration entre les urgences et les généralistes

Pour ce médecin, un début de réponse à l'engorgement des services d'urgence, c'est une meilleure collaboration entre l'hôpital et les médecins généralistes. Ici, les patients n'ont que quelques pas à faire pour passer de l'un à l'autre. La collaboration fonctionne dans les deux sens. "Au poste de garde, si nous estimons qu'un patient doit être vu par des spécialistes, nous le renvoyons aussi vers les urgences. C'est très rare mais cela arrive et ça se passe toujours très bien", détaille Didier Duboullay.

Mais ce système permet-il à lui seul, de résorber le surplus de patients ? "Non, répond le médecin. Mais la croissance n'est pas aussi forte qu'avant. On évite sans doute un débordement qui aurait eu lieu si nous n'étions pas là."

Pour Thierry Duboullay, le problème de la saturation des urgences est plus large. Il faudrait notamment une meilleure offre de médecins et donc plus de numéros INAMI en circulation.

Barbara Schaal

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