Trop de jeunes délinquants font l'objet d'une mesure de placement

Face à un jeune qui a commis une infraction, il y a une panoplie de mesures à proposer, avant d'en arriver au placement en institution, rappelle Valentine Mahieu, de l'Institut national de criminologie et de criminalistique.

"La loi prévoit que cette mesure de placement doit rester un 'ultimum remedium', donc vraiment une mesure exceptionnelle, en dernier recours quand toute une série d'autres choses ont été tentées n'ont pas été possibles", dit-elle.

Pour Pierre André Hallet, Juge de la jeunesse à Charleroi, il faut nuancer. Selon lui, beaucoup de mesures de placement ne durent que 15 jours, dans une section ouverte. Il reconnaît toutefois qu'il est difficile de proposer des mesures alternatives, comme la médiation ou les travaux d’intérêt général, parce que cela prend beaucoup trop de temps à organiser.

"Pendant ce temps-là, effectivement, le jeune est susceptible de se sentir un petit peu délaissé et éventuellement commettre d'autres infractions. Cela dit, j'insiste, une série importante de mesures peuvent être prises à l'égard du jeune et il n'y a pas que le placement en IPPJ qui peut être prise même immédiatement", déclare-t-il.

Le placement en institution reste pourtant pour les juges un moyen de marquer le coup, d'envoyer un signal au jeune délinquant.

 

D. Van Ossel

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