Catastrophe de Buizingen: la décision sur la langue de la procédure sera annoncée le 29 juin

La première séance se tiend exceptionnellement au centre culturel 't Vondel
La première séance se tiend exceptionnellement au centre culturel 't Vondel - © RTBF

Le procès relatif à la catastrophe ferroviaire à Buizingen, survenue il y a plus de huit ans, s'est ouvert ce mardi devant le tribunal de police de Hal. La première séance s'est tenue exceptionnellement au centre culturel 't Vondel. Potentiellement des centaines de personnes pouvaient se présenter à l'audience. Avant le début du procès, 65 personnes s'étaient constitués parties civiles; ce mardi, 25 autres parties civiles se sont ajoutées, soit au total 90, alors qu'on compte 329 victimes. La procédure a pris plus de deux heures.

Le dossier pénal tient en 46 cartons et 22 avocats interviendront. Le conducteur du train P parti de Louvain à destination de Braine-le-Comte qui a percuté le train IC Quiévrain-Liège-Guillemins, était présent ce mardi. Il a, en compagnie de la SNCB et d'Infrabel, été renvoyé devant le tribunal pour son éventuelle responsabilité dans la catastrophe.

Problème de langue

Le fond de l'affaire n'a pas encore été abordé. La défense de l'un des suspects, le conducteur du train qui aurait causé la catastrophe, a demandé un changement de langue. Elle souhaite que la procédure se fasse en français parce que son client est francophone et qu'il habite en Région wallonne. "Un interprète, ce n'est pas la même chose que de suivre un débat de manière interactive, et de pouvoir répondre à chacune des précisions dans un dossier extrêmement technique, où les choses sont compliquées même quand vous êtes dans votre propre langue. Devoir suivre tous les débats de manière saccadée, avec des traductions, et des coûts de procédure qui vont exploser, nous estimons que cela n'est pas adéquat. Si le tribunal suit notre demande, on peut fixer ce dossier devant le tribunal de police francophone même avant la fin juin. Nous pourrions envisager de plaider ce dossier avant la fin de l'année, je ne vois pas où est le retard" explique à la RTBF Antoine Chomé, avocat du conducteur de train inculpé. Le ministère public s'oppose à ce changement de langue parce que la catastrophe a eu lieu en Brabant flamand.

Si le tribunal suit le raisonnement de la défense, tout le dossier sera transféré. Notamment donc les charges retenues contre la SNCB et Infrabel, les autres parties citées à comparaître. Le dossier serait alors traité devant un tribunal de police francophone. Le plus proche à cet égard siège à Bruxelles. Le tribunal devrait se prononcer sur cette requête le 29 juin prochain. La décision du tribunal de police pourra être l'objet d'un appel jusqu'à 15 jours après qu'elle ait été énoncée.

 

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