Tribunal de Lille: un trafic d'armes qui mène à Amedy Coulibaly

Ce mardi, un procès de trafic d'armes s'est ouvert au tribunal correctionnel de Lille, en France. Un procès sous haute surveillance, entouré de nombreuses zones d'ombre. Claude Hermant, le principal accusé dans cette affaire, comparaît aux côtés de neuf autres prévenus. L'homme est soupçonné d'avoir mis sur le marché parallèle des armes de guerre.

Informateur de la gendarmerie, Claude Hermant a toujours soutenu avoir participé au trafic pour infiltrer le grand banditisme et transmettre les informations aux autorités.

"Mon client a simplement travaillé pour la gendarmerie, pour divers services, commente son avocat Me Maxime Moulin. Il a notamment commandé des armes, fait en sorte de dénoncer les fournisseurs et les éventuels acquéreur, auprès des services. Point."

Neutralisées... puis remises en état

Ces armes, achetées neutralisées, ont été remises en état, après notamment être passées par un revendeur de Charleroi. Une partie de cet arsenal se serait retrouvé dans les mains d'Amedy Coulibaly, l’auteur de l'attentat de l'Hyper Cacher à Paris, le 9 janvier 2015, soit deux jours après l'attaque survenue au sein de la rédaction de Charlie Hebdo.

"Il y a bien des armes, provenant d'une société slovaque, qui ont bien été acquises par mon client, déclare l'avocat de Claude Hermant. La société slovaque a été dénoncée auprès des services de gendarmerie. Et des informations diverses et variées ont été données à ces mêmes services. Mais, effectivement, ces armes se sont malheureusement passées par différentes personnes avant d'atterrir entre les mains de Coulibaly."

En ce premier jour de procès, les parties se sont essentiellement concentrée sur des questions de procédures.

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