Trafic de cocaïne entre le Brésil et la Belgique: 9 suspects belges interpellés mercredi

En lien avec la saisie début juin au Brésil de deux containers à destination du port d'Anvers, la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles a interpellé mercredi dernier les suspects impliqués dans le volet belge de cette organisation criminelle, a annoncé lundi en fin de journée le parquet de Bruxelles. Les policiers ont saisi un véhicule de luxe, deux armes, d'importantes sommes d'argent (plus de 150.000 euros) et ont fait la découverte d'une plantation de cannabis d'environ 1.000 plants sur la commune d'Evere. Ils ont procédé à l'arrestation de huit personnes dans le cadre du trafic de stupéfiants, auxquelles s'ajoute une arrestation administrative pour séjour illégal.

Cette intervention a permis d'établir la structure de l'organisation criminelle.

Les saisies de cocaïne au Brésil ont été effectuées le 2 avril dans le port de Santos et le 10 juin dans le port de Itajai, avec respectivement 557 kilos et 506 kilos de cocaïne dissimulés dans des chargements de marbre/granit à destination d'une société belge. La police brésilienne a alors lancé des enquêtes impliquant des suspects et sociétés brésiliennes et a de son côté interpellé de nombreux suspects.

Parmi ceux-ci figure D.M. Leonardo, considéré comme le numéro 2 du trafic international de cocaïne au Brésil. L'individu avait précédemment été condamné pour l'organisation d'importations par avions de cocaïne entre les pays producteurs et le Brésil, activité qu'il aurait reprise depuis sa libération.

La cocaïne était acheminée depuis la Bolivie vers le Brésil par centaines de kilos et par avions légers se posant sur des terrains de campagne improvisés. La drogue était ensuite transportée par voie terrestre vers des ports en vue de son envoi vers la Belgique. Elle était dissimulée dans des marchandises licites avant sa mise en containers. Les activités étaient principalement menées dans l'état de Goias et dans des ports côtiers comme ceux de Santos et Itajai.

La division Stupéfiants de la PJF de Bruxelles a dès lors ouvert un dossier répressif à charge des protagonistes belges de cette organisation. Des échanges d'information ont eu lieu entre les polices belge et brésilienne. Les vérifications effectuées ont ainsi permis d'identifier une vingtaine de containers ayant transité de la même façon depuis 2018.

Le 9 août, la police fédérale brésilienne a mené une opération contre un premier groupe de narco-trafiquants. Lors de cette opération, deux jets privés, un hélicoptère, 11 voitures, de l'argent ou encore des bijoux ont été saisis. Le 4 septembre, une seconde opération menée au Brésil a permis d'arrêter 24 personnes et de procéder à de nombreuses saisies, notamment une quinzaine de véhicules, un avion, de l'argent et des bijoux.

 

 

Cocaïne: combattre le trafic à la source (21/07/2019)

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