Toutes les boules de Noël sont-elles chinoises?

Trouver un sapin de chez nous est assez simple. Par contre, trouver des décorations "locales" ou même européennes s'avère beaucoup plus difficile. Car une grande majorité des boules de Noël est fabriquée dans un pays où cette fête ne fait pas vraiment partie de la tradition: la Chine. Six décorations de Noël sur dix sont fabriquées là-bas, dans le village de Yiwu. Pas moins de deux millions de produits différents y sont proposés. Les prix y sont très peu élevés. Et cela fait évidemment le plus grand bonheur des acheteurs venus du monde entier.

 

Des décorations venues de l'Est

Nous sommes partis à la recherche de décorations de Noël, si pas belges, du moins européennes. Et nous nous sommes retrouvés à Cuesmes, près de Mons. Là existe le magasin du Père Noël. Ce magasin est uniquement consacré aux décorations de Noël. Toute l'année, son patron, Jean-Luc Naizy, ne fait que ça : arpenter les foires internationales à la recherche des plus belles boules et autres décorations. Selon lui, trouver des décorations qui ne soient pas chinoises n'est pas simple:" Ca demande du travail. Nous avons bien sûr une collection qui vient de Chine. On ne peut pas l'éviter. Mais nous avons aussi beaucoup de boules qui de provenance des pays de l'Est, parce qu'elles sont plus colorées, mieux décorées"

Evidemment, point de vue prix, il n'y a pas de comparaison possible: " Ces boules qui viennent de Chine coûtent 1,50 euro. Toutes les boules qui viennent de l'Est, très colorées, ne sont pas en plastique. Elles sont cassables. Celles-ci reviennent à 12 euros".

 

Des boules en verre

Et puis, il y a le "must" : la boule de Noël en verre. Elle est née à Meisenthal, dans les Vosges, en 1858. A l'époque, on décorait les sapins avec des pommes de pin. Cette année-là, à cause de la météo, pas de pommes de pin. Un verrier du coin avait eu alors l'idée de fabriquer des boules de Noël en verre soufflé. Cette tradition artisanale, un temps abandonnée, a refait surface en 1998. Depuis, le centre verrier de Meisenthal attire de nombreux clients. Chaque année, il crée une nouvelle boule, conçue par un designer. La dernière née, la Lab, connaît un tel succès qu'elles sont toutes vendues le lendemain même de leur conception. Et pourtant, elles sont produites en nombre. Philippe Schampion dirige cet atelier: " On a trois fours. Et l'objectif est de faire entre 180 et 200 boules par four et par jour. Donc on tourne entre 550 et 600 boules par journée"

Le magasin attenant à l'atelier ne désemplit. Et le prix de cette boule, 19 euros, ne décourage pas les clients: " Ca coûte cher mais c'est quand même une tradition. Des boules de Noël venues de Chine? Non merci!"

Difficile de ne garnir son sapin qu'avec des boules de ce prix-là. Mais un savant mélange peut donner de très beaux résultats.

 

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