Tous les indicateurs de l'évolution du Covid en Belgique au vert: attention, la politique de tests change ce lundi 23 novembre

Tous les indicateurs concernant le coronavirus en Belgique sont enfin à nouveau au vert en ce mercredi 18 novembre: les contaminations et les admissions à l'hôpital poursuivent leur chute, mais surtout le nombre de personnes hospitalisées, notamment en soins intensifs recule de façon importante, et la moyenne du nombre de décès, qui baissait ces derniers jours, affiche maintenant un recul quand on la compare à la semaine précédente.

"C'est la première fois", a souligné Yves Van Laethem, qui a souligné que la Belgique était un des pays où les chiffres baissaient le plus en Europe. 

Il a toutefois relevé un ralentissement dans la baisse du chiffre des contaminations, "un signal à suivre dans les jours qui viennent". Il y a même une stagnation des chiffres dans certaines provinces, comme la Flandre Orientale. Un phénomène auquel il ne trouve pas d'explication.

"Ce n'est en tout cas pas lié à la réouverture des écoles, c'est trop tôt pour ça, ni à la politique de tests".

Reprise du test des asymptomatiques

Une politique des tests qui va connaître un nouveau virage le lundi 23 novembre: rappelons que seuls les patients symptomatiques étaient testés depuis le 20 octobre.

On va donc reprendre le test des patients asymptomatiques, soit considérés comme "à haut risque" suite à un contact avec une personne contaminée, soit après un retour de zone rouge. 

Sur le site masante.belgique.be, on peut prendre un rendez-vous pour le septième jour après un contact à haut risque ou après le retour en Belgique, et on va recevoir un code qui permet de prendre un rendez-vous dans un centre de test, lier le résultat de ce test sur la plate-forme Coronalert, et recevoir un "certificat de quarantaine", sans devoir passer par le médecin traitant.

Le septième jour

"Le test n'est pas une assurance tous risques, insiste Yves Van Laethem. Il est une aide pour sortir plus vite mais il ne remplace pas la quarantaine. Ce sera toujours un test PCR avec la tigette que l'on enfonce dans le nez, et qui est analysée au laboratoire, qui met plusieurs heures à obtenir le résultat".

Pourquoi ce test au septième jour? "Parce que cela correspond actuellement, selon la littérature internationale, à la meilleure chance d'identifier un portage du virus. Le cinquième était parfois trop précoce, on a voulu prendre un maximum de précautions, avec l'avantage du test pour sortir de quarantaine tout en diminuant le risque d'un "faux négatif". 

La durée de quarantaine reste de 10 jours, avec 4 jours de précaution particulière.

Si on a un test positif, on rebascule cependant dans un isolement de minimum 7 jours, rappelle Yves Van Laethem. Et de 7 jours depuis le début des symptômes, avec au moins 3 jours sans fiévre.

Isolement voulant dire infecté, cela signifie qu'il faut prendre encore plus d'attention, ne plus sortir du tout, sauf pour raisons médicales.

Et dans la population qui ne fait pas de tests, il faut garder les 10+4jours de quarantaine. 

"Avec cette nouvelle stratégie, on s'attend à "récupérer" des nouveaux cas, qui ne se seraient pas fait tester, et donc à voir gonfler nos chiffres de nouvelles infections d'environ 10%".

Mais le respect de la quarantaine reste primordial pour briser la chaîne de transmission: "Lorsque que quelqu'un est positif, il a en moyenne 3 à 4 contacts à déclarer. On sait qu'il infecte en moyenne 25 à 30% de ces personnes, donc une personne peut infecter deux personnes sans même savoir qu'elle est positive, et donc ce testing rétabli devrait nous permettre de briser ces chaînes supplémentaires". 

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