Tourisme social, des vacances pour tous ?

Tourisme social, des vacances pour tous ?
Tourisme social, des vacances pour tous ? - © Tous droits réservés

Les vacances de Pâques commencent demain. Alors que certains partiront à la neige et d'autres prendront la direction du soleil, des milliers de belges ne partiront pas, faute de moyens. Les familles monoparentales, retraités avec une pension trop basse et chômeurs en tête.

Il existe cependant des offres pour les accueillir: le tourisme social, les auberges de jeunesse ou encore les centres de vacances, mais curieusement ces solutions sont encore relativement peu connues.  

René Collin, le ministre wallon du Tourisme en est bien conscient, il faut mieux communiquer. "Nous souhaitons mieux faire connaître toute une série d'attractions, d'endroits où il y a des conditions particulières qui sont faites pour un public qui n'est pas dans les conditions financières faciles et peut permettre ainsi finalement de populariser davantage l'accès à un tourisme de qualité", explique-t-il.

Un problème d'image

Beaucoup de gens ont une image négative du tourisme social. En effet, le terme possède une connotation particulière qui évoque pour de nombreuses personnes le manque de moyens. Du côté des opérateurs, on insiste plutôt sur l'aspect "mixité sociale" et le côté social, qui passe par une modulation des tarifs en fonction des moyens de chacun.

C'est d'ailleurs dans cet esprit que l'année passée, l'ONE, l'Office de la Naissance et de l'Enfance a aidé financièrement 36 000 jeunes francophones précarisés pour leur permettre d'avoir accès à de vraies vacances.

La jeunesse comme public cible?

Le tourisme social et le tourisme pour jeunes se recouvrent en partie. Le point commun fond, c'est la nécessité de proposer des tarifs peu élevés, mais ce créneau est aussi en train d'évoluer sensiblement. C'est ce que constate Benoît César, secrétaire général de Gîtes d'Etape, une organisation qui représentent 26 centres touristiques en Wallonie et à Bruxelles, et environ 2000 lits.

"Il y a un besoin d'investissement dans les infrastructures parce que les niveaux d'attente, les niveaux d'exigence des publics sont en train de nettement augmenter. Donc clairement le dortoir de huit ou de douze lits, ça ne convient plus à grand monde. Et il y a des attentes d'avoir des chansons qui sont plus petites avec des sanitaires qui sont plus conséquents et directement accessibles", souligne Benoît César.

Cependant, il n'est pas facile de financer ces investissements dans un secteur où les clients, par définition, sont peu fortunés. C'est ce a qui conduit les autorités wallonnes à soutenir financièrement toute une série de projets: un gîte d'Etape à Louvain-la-Neuve, une nouvelle auberge de jeunesse à Charleroi, le renforcement du pôle liégeois, notamment. Mais René Collin, le ministre wallon du Tourisme le reconnaît il y a encore beaucoup d'investissements à faire pour développer ce type de tourisme en Wallonie.

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