Tomorrowland: du matériel de camping abandonné par les festivaliers offert à des réfugiés

"Bienvenue à DreamVille, le camping de Tomorrowland, aujourd’hui plutôt appelé HellVille vu le chaos", nous glisse Hélène à notre arrivée. Alors que les festivaliers quittent le site du festival après trois jours de fête, environ 200 bénévoles à gilets roses s’activent pour récupérer tout le matériel de camping abandonné par les fêtards. Parmi eux, une vingtaine de volontaires pour la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés étaient présents pour récolter les sacs de couchage, les tentes et les matelas abandonnés.

Du matériel en très bon état

Hélène est bénévole pour la plateforme, elle a répondu à l’appel aux volontaires pour les deux lundis d’après Tomorrowland (le festival se déroule sur deux weekends). "C’est hyper effarant parce qu’il y a vraiment plein de matos qui est tout neuf quoi, s’étonne la jeune fille. C’est vraiment des trucs qu’ils ont achetés vendredi, et ils allaient les jeter à la poubelle. La tente, tu vois qu’elle est nickel. Il y a encore des trucs dedans. Et encore, j’ai l’impression que ce n’est pas le pire. Tu peux vraiment trouver des tentes avec encore des valises, des vêtements dedans, et tout. Tu penses vraiment que les gens vont revenir, mais en fait non".

On pleure pour avoir des sacs de couchage et puis on voit qu’ici sur un festival, il y en a 5000 qui sont laissés à l’abandon

L’initiative vient du projet Camp 2 Camp, une collaboration entre Ecoso (entreprise qui gère des friperies) et Love Tomorrow (plateforme de développement durable). Des associations œuvrant dans le milieu des sans-abris sont invitées à participer à la collecte. 200 bénévoles étaient donc à pied d’œuvre ce lundi, dont une vingtaine de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Très opposée au gaspillage, Hélène ne se décourage pas face à l’ampleur de la tâche : "On est plus ou moins 200 avec Camp 2 Camp aujourd’hui, et on ne sait pas tout ramasser en une journée, c’est trop fou ! Mais on fait le max et ça fait déjà du bien je trouve de ramasser le maximum".

En 2018, 52 tonnes de matériel en bon état récoltés l’an dernier, dont environ 5000 sacs de couchage. Le matériel est ensuite lavé, puis dispatché entre les différentes associations ayant participé à la collecte. "On pleure pour avoir des sacs de couchage et puis on voit qu’ici sur un festival, il y en a 5000 qui sont laissés à l’abandon, constate Naïm Daibes, responsable du hub humanitaire de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. On vient récupérer tout ça et puis on peut les donner aux gens qui en ont vraiment besoin".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK