Tinck: "Violent mais incapable de réaliser ce genre d'actes"

Jean-Marie Tinck
Jean-Marie Tinck - © RTBF.be

Libéré jeudi après avoir été arrêté il y a deux mois en tant que suspect dans le cadre de l'enquête sur les tueries du Brabant, Jean-Marie Tinck a donné sa première interview suite à sa libération. Au micro de la RTBF.

La chambre des mises en accusation de Mons a décidé de libérer Jean-Marie Tinck, suspect arrêté il y a deux mois dans le cadre de l'enquête sur les tueries du Brabant. Elle considère qu'il n'y a pas suffisamment d'indice de culpabilité à ce jour. Le procureur général auprès de la cour d'appel de Mons précise sa vision: "Jean-Marie Tinck reste inculpé et l'enquête se poursuit. La Cour dit qu'il n'existe plus à ce jour des indices sérieux de culpabilité. Les indices existent toujours, mais 'indices sérieux', c'est une notion fluctuante. L'enquête à ce stade n'a pas apporté d'éléments nouveaux".

Au micro de la RTBF, Jean-Marie Tinck explique comment se sont déroulés les interrogatoires: "On m'a mis 28 assassinats sur le dos dès le premier interrogatoire. On me parlait d'agressions et d’assassinats. Je ne m'y attendais pas. Je leur ai dit qu'ils se trompaient de personne."

L'homme de 68 ans reconnait avoir raconté des histoires à différentes personnes. Mais il mentait, selon lui. "J'étais moniteur de voile et je voulais être autre chose que cela. Cette rancœur a fini par me guider vers le mensonge. J'ai raconté que j'étais ancien militaire et que j'avais suivi quelques formations. Les gens ont alors commencé à faire attention à moi. Plus je m'enfonçais dans le mensonge, plus on m'écoutait", précise-t-il.

Jean-Marie Tinck avance également avoir apporté un élément à la justice: "J'ai connu quelqu'un en prison qui m'a fait une confidence. C'était en 1995. J'ai transmis ces informations à la justice. Cet homme en savait beaucoup."

Essuyant quelques larmes, le suspect arrêté il y a deux mois sait qu'il a des faiblesses. "J'ai tué un homme par le passé. C'était une bagarre d'homme à homme. Je suis connu comme violent. Mais ce genre d'actes, j'en suis incapable", conclut-il.


M. Berger

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