Thinking day ce 22 février, jour de l'anniversaire de Baden-Powell: "Les foulards vont fleurir derrière les écrans"

Le 22 février, c’est l’anniversaire de Baden-Powell, et chaque année à cette date, on célèbre le mouvement scout. En Belgique, ça représente 5 000 membres, 52 300 scouts, 12 700 animateurs

Pour Christelle Alexandre, présidente fédérale des scouts, "le scoutisme en Belgique fait vraiment partie de la culture. Ça fait partie du patrimoine, c’est quelque chose qui est rentré dans la vie de la plupart des Belges, c’est à la fois un loisir, mais un espace d’éducation et quelque chose où on se sent bien."

Une grande enquête a été menée au sein des animateurs et des encadrants d’unité pour voir un peu comment ils se sentaient: "Manifestement, le moral est plus qu’au beau fixe, même si l’application des conditions n’est pas évidente. Mais ce n’est pas évident pour chacun des Belges, donc il n’y a pas de raison que ce soit forcément plus facile pour eux que pour d’autres. Mais ils sont en tout cas très contents et très reconnaissants d’avoir pu reprendre les activités".

Pour célébrer ce Thinking Day, ce 22 février, date anniversaire de Baden-Powell, le créateur des scouts, elle imagine que "derrière les écrans de réunions et de cours, les foulards vont fleurir. C’est une tradition dans nos mouvements de mettre son foulard aujourd’hui, quelle que soit l’activité qu’on va faire. Moi, je vais partir avec mon foulard, mon mari va partir avec son foulard, mes enfants pas encore. Mais c’est vraiment ça qui va se passer, c’est de mettre son foulard aujourd’hui pour marquer son appartenance au mouvement et d’indiquer aux gens avec qui on travaille d’habitude qu’on est fier de porter ces valeurs aujourd’hui".

Malgré les circonstances difficiles liées à la crise sanitaire, le mouvement enregistre une augmentation importante du nombre de ses membres, "qui s’explique en partie par les animateurs qui ont voulu faire une année de plus, probablement un peu frustrés d’avoir terminé l’année dernière comme elle s’est terminée".

Petite nouveauté, ce sont surtout les adolescents qui ont rejoint le mouvement: "Est-ce qu’il y avait là l’opportunité pour les familles de retrouver tout d’un coup une activité qui continuait malgré tout ? Est-ce qu’il y a donc eu une alternative pour les familles de continuer à offrir un loisir à leurs enfants ? C’est une possibilité qu’on étudie effectivement".

Il n’y avait eu absolument aucun problème dans les camps d’été

Les bulles restent en effet très restreintes, mais l’idée était en tout cas de permettre à tous les âges de reprendre les activités, de reprendre les réunions le week-end: "Les mesures qui sont mises en place à l’accueil des enfants et des adolescents ne manquent pas. J’ai eu l’occasion de voir des gens qui organisaient des systèmes avec des barrières Nadar, des kiss and drive, etc. Ils ne manquent vraiment pas de créativité pour mettre en place des mesures. Et puis, la principale difficulté, je pense, est de pouvoir animer de manière qualitative ces petits groupes de dix, alors qu’on n’est parfois que deux ou trois dans un staff d’encadrement. Ça demande donc de la part des animateurs un peu plus de temps que d’habitude, un peu plus d’agilité et une grande capacité d’adaptation. Ils sont inspirants depuis septembre, ils ont une faculté à se retourner qui est absolument phénoménale. Et surtout, je pense qu’ils y croient, qu’ils ont envie et que ça leur donne vraiment toutes les ailes possibles pour mettre en place toutes les choses auxquelles on n’aurait pas pensé nous-mêmes".

L’été dernier, les camps ont pu avoir lieu et on a vu qu’il y avait beaucoup de responsabilités au sein des animateurs. Pour 2021, "on espère évidemment. Les perspectives, on les travaille en ce moment avec le cabinet de Madame la ministre. On croise les doigts, on remontre les chiffres de l’an dernier pour montrer à quel point il n’y avait eu absolument aucun problème dans les camps d’été. On a vraiment envie d’insister sur tout ce qui a été mis en place par les animateurs et par les fédérations encadrantes. Et puis, pour le reste, on travaille à des protocoles qu’on est en train de proposer pour espérer un maximum que les camps puissent se dérouler cet été, on en a tous besoin".

 

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