"The Cartoonist": une expo autour de caricaturistes belges célèbres

Elio Di Rupo, vu par Marec et Kroll
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Elio Di Rupo, vu par Marec et Kroll - © The Cartoonist

duBus, Vadot, Kroll… des caricaturistes de notre presse belge qui croquent l’info en quelques coups de crayon et offrent à nos journaux une vision décalée de l’actualité par le dessin. Ils ont désormais un lieu de rassemblement: "The Cartoonist", c’est le nouveau musée qui rassemble l’œuvre de douze dessinateurs représentants la presse nationale.

Cette fois, il est ouvert: "The Cartoonist" est un lieu consacré à ces dessins aux traits forcés qui racontent l’actualité des politiques, des rois et autres célébrités de manière décalée. Une joie pour Marloes De Cloedt, la responsable du projet qui a voulu mettre nos caricaturistes à l’honneur: "Je pense qu’on a une grande histoire de dessinateurs de presse depuis le début de la Belgique. Si on met leurs dessins les uns à côté des autres, c’est l’Histoire de la Belgique."

Un nouveau lieu d’un nouveau genre où se mêlent expositions, ventes de copies et de créations originales avec encadrement sur mesure, mais "The Cartoonist", c'est aussi le nom d’un site internet (thecartoonist.be) qui rassemble les caricatures des différents collaborateurs du projet.

 

Des histoires vues par des dessinateurs francophones et flamands dans leurs styles et dans leurs langues mais avant tout par le dessin. Nicolas Vadot est un des caricaturistes belge les plus connus au sud du pays : "On a une visibilité et les gens regardent d’abord les dessins parce que le cerveau humain est un peu fainéant et préfère aller voir d’abord les dessins et les textes après". Ces dessins méritaient donc bien une seconde vie par l’exposition et la vente de copies de ces caricatures.

Johan De Moor est un autre dessinateur de presse qui participe à l’aventure et qui s’en réjouit : "Je trouve que c’est fantastique d’être douze, les douze salopards réunis dans une galerie ici à Bruxelles et avec un site internet où tous les dessins sont repris" alors que jusqu’ici la bande dessinée bénéficiait d’une grande visibilité à l’inverse du dessin de presse qualifié d’ "enfant pauvre" par le dessinateur flamand.

Cet enfant pauvre qui a enfin trouvé un espace qui lui est consacré car si Bruxelles était déjà considéré comme la capitale de la bande dessinée, la voilà aussi devenue celle du dessin de presse.

Cet enfant pauvre qui a enfin trouvé un espace qui lui est consacré car si Bruxelles était déjà considéré comme la capitale de la bande dessinée, la voilà aussi devenue celle du dessin de presse.

Rachelle Crivellaro et François Nemeth avec Grégoire Ryckmans

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