Thalys, réseau Express TEC, tarifs sociaux de l'énergie, droit de plainte pour les détenus : cela change en octobre

Moins de trains Thalys en circulation

Thalys réadapte son offre dès le 1er octobre, vu la baisse du nombre de passagers dans le contexte de crise sanitaire. Confrontée au passage d'une grande partie des Pays-Bas et de Paris en zone rouge, ainsi qu'à d'autres mesures de restriction de voyage des autres pays où circule Thalys, l'entreprise réduit les trains en circulation pour atteindre 40% de son offre habituelle dès octobre.

Cette décision a pour but de préserver la situation financière de la compagnie qui dit avoir perdu 187 millions d'euros de chiffre d'affaires par rapport à 2019 dans les huit premiers mois de l'année.

En moyenne, huit trains par jour rouleront entre Bruxelles et Paris, cinq entre Bruxelles et les Pays-Bas et deux entre Bruxelles et l'Allemagne. Les liaisons low-cost "IZY" entre Bruxelles et Paris sont maintenues, avec un aller-retour lundi, vendredi, samedi et dimanche.

Réseau Express TEC

Le TEC lance le 1er octobre son nouveau réseau structurant composé de 17 lignes ExpressCes lignes doivent permettre de relier rapidement les villes entre elles. Le TEC entend de cette manière "simplifier et amplifier son offre de transport pour encourager les citoyens à faire le choix d'une mobilité plus durable".

Parmi les 17 lignes proposées, trois sont nouvelles. L'une reliera Waremme et Namur, l'autre Perwez à Ath et la dernière Malmedy à Verviers.

Dix autres existent déjà: Louvain-la-Neuve-Wavre-Ixelles (Conforto), Louvain-la-Neuve-Wavre-Woluwe (Conforto Bis), Wavre-Auderghem (Conforto 3), Jodoigne-Louvain-la-Neuve-Ottignies (Rapido Bus 1), Tubize-Nivelles (Rapido Bus 2), Braine-l'Alleud-Genappe-Louvain-la-Neuve (Rapido Bus 3), Nivelles-Louvain-la-Neuve (Rapido Bus 4), Bastogne-Namur (88), Namur-Couvin (56) et Namur-Péruwelz-Jodoigne (82). Les quatre anciennes lignes Wallonia Easy Line se voient également renforcées et intégrées à l'offre.

En matière de tarification, c'est le tarif Horizon+ qui sera appliqué à toutes ces lignes.

Le réseau Express sera principalement desservi par "des véhicules confortables, reconnaissables à leur habillage jaune monochrome et équipés au fur et à mesure du wifi et de ports USB", a précisé le TEC. Par ailleurs, ces bus seront actifs toute la journée et toute l'année, afin de faciliter les déplacements des travailleurs et étudiants.


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Hausse des tarifs sociaux de l'énergie

Les tarifs sociaux de l'énergie augmentent à nouveau le 1er octobre, après la forte baisse du trimestre précédent. Celui de l'électricité augmente d'environ 2,5% (monohoraires et bihoraires) et le gaz naturel est même 15% plus cher, détaille la Creg, l'organisme de surveillance de l'énergie, qui en fixe les montants.

Les tarifs sociaux sont les plus bas du marché. Ils sont accordés aux personnes ou familles qui bénéficient de certaines allocations, comme les personnes handicapées ou celles ayant un revenu d'intégration. Plusieurs dizaines de milliers de familles sont concernées. Environ un dixième des ménages bénéficient ainsi d'un tarif social.

La Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg) fixe ces tarifs sur une base trimestrielle, alors qu'elle le faisait auparavant tous les six mois. Les fluctuations des prix sont, grâce à cela, surveillées plus rapidement. En juillet, les tarifs sociaux de l'énergie avaient encore fortement baissé: l'électricité était devenue 12% moins chère en moyenne et le gaz naturel jusqu'à 39%.

Que les prix repartent à la hausse n'est cependant pas une surprise car le prix du marché augmente également. Les augmentations de prix des tarifs sociaux sont toutefois plafonnées. Pour le gaz naturel, le plafond trimestriel a d'ailleurs été atteint avec une augmentation de 15%.


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Un droit de plainte pour les détenus

Le droit de plainte des détenus entre en vigueur à partir du 1er octobre. Il leur permet de déposer formellement une réclamation contre les décisions individuelles du directeur de la prison, de faire opposition à certaines décisions de placement ou de transfèrement et d'introduire un recours contre un régime de sécurité individuel particulier décidé par le directeur général.

Il peut s'agir par exemple d'une plainte contre la décision de ne pas remettre un courrier à une personne détenue, le refus d'une visite ou d'un contact téléphonique, une fouille au corps ou encore une sanction disciplinaire.

Le détenu peut introduire sa plainte auprès de la commission des plaintes de la commission de surveillance de la prison où il réside. La décision de cette commission peut elle aussi faire l'objet d'un recours, par le détenu ou le directeur de la prison.

L'absence ou le refus de prendre une décision pourra également faire l'objet d'un recours.

"Plus que jamais dans l'histoire du système pénitentiaire belge, les citoyens détenus seront reconnus comme détenteurs de droits", indique l'administration pénitentiaire.

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