Tester l'efficacité d'un vaccin contre le coronavius, c'est le projet de ces chercheurs belges

Trouver un vaccin contre le coronavirus, c’est tout l’enjeu de ces prochains mois. Des dizaines d’entreprises pharmaceutiques dans le monde entier ont commencé leurs recherches.

Dans ce contexte très concurrentiel, le gouvernement fédéral a débloqué 20 millions d’euros pour un projet visant à accélérer le développement de vaccins, unissant les universités d’Anvers et de Bruxelles

Arnaud Marchand, directeur de l’institut d’immunologie médicale de l’ULB, était l’invité du journal télévisé de 19h30 pour présenter ce programme de recherches.

Le projet est "unique", affirme-t-il. "Il nous permettra de tester l’efficacité des vaccins d’une manière qui n’est aujourd’hui pas possible, ni en Belgique, ni dans le reste de l’Europe."

Tester des volontaires sains

"L’atout du projet c’est qu’il nous permettra de savoir plus rapidement si un vaccin est protecteur", ajoute Arnaud Marchand. L’argent récolté dans le cadre d’un partenariat public-privé permettra notamment de mettre au point deux infrastructures.

La première, mise en place par l’université d’Anvers, c’est "un bâtiment qui permettra d’héberger des volontaires sains à qui on inoculera le virus de manière extrêmement contrôlée et sécurisée pour savoir si le vaccin est protecteur".

Et la seconde, mise en place par l’ULB ? Il s’agira d'"un laboratoire qui permettra de mesurer la réponse au vaccin de manière extrêmement détaillée".

Un vaccin espéré "pour les premiers mois de 2021"

L’objectif, c’est d’être prêt rapidement. "Nous mettons tout en œuvre pour démarrer les activités du centre le plus rapidement possible pour aider au développement d’un vaccin contre le coronavirus", poursuit le directeur de l’institut d’immunologie médicale de l’ULB.

Mais le coronavirus n’est qu’une étape. Ce programme doit aussi permettre à la Belgique "d’être mieux préparée contre les pandémies qu’on ne manquera pas de rencontrer dans le futur".

Quant à savoir si un vaccin sera rapidement mis sur le marché, difficile de répondre précisément à la question. "Je pense qu’on peut espérer un vaccin pour les premiers mois de 2021, mais il reste encore énormément de travail et quelques inconnues, insiste Arnaud Marchand. On se mobilise tous et nous tenterons par ce projet de participer à l’effort."

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