Test d'orientation à l'université, la voie vers un bac à la française?

Le ministre Jean-Claude Marcourt (à droite) photographié en compagnie de René Collin, ministre des Sports, le 23 août 2014, lors d'une séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le ministre Jean-Claude Marcourt (à droite) photographié en compagnie de René Collin, ministre des Sports, le 23 août 2014, lors d'une séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Les tests d'orientation sont, depuis un an, obligatoires dans les universités de médecine afin d'aider les étudiants dans leur choix. Le nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait étendre ce test à toutes les facultés, comme cela est prévu dans l'accord de gouvernement.

Des étudiants retrouvent déjà les campus universitaires et les hautes écoles. Deuxième session pour certains, inscriptions pour d'autres, ou encore cours préparatoires.

Dans les universités de médecine, on se prépare au test d'orientation. Depuis l'année dernière, ce test est obligatoire. Il est destiné à aider l'étudiant dans son choix, en fonction de ses compétences.

Ce test pourrait être étendu à d'autres filières que la médecine. Cette mesure figure dans la déclaration du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

"Le recteur de l'Université de Liège est favorable à un test dans toutes les filières, les étudiants sont beaucoup plus rétifs à cela, commente Jean-Claude Marcourt, le Ministre de l'enseignement supérieur. Je pense qu'il faut dépasser l'a priori : il y a un certains nombre d'opinions qui pensent que c'est une manière de réguler le nombre d'étudiants. Il n'en est rien."

"Je pense qu'il faut participer et partir du fait que nos étudiants, lorsqu'ils entament leurs études, doivent avoir tous les outils pour réussir celles-ci, et non pas que la première année d'étude soit une année éliminatoire."

Ce test pourrait-il être un outil ou pourrait-on en imaginer un autre, à la fin des années secondaires, tel que le bac pratiqué en France, même si celui-ci y est critiqué ?

"Le bac, tel qu'il est pratiqué en France démontre ses limites, estime Jean-Claude Marcourt, mais, réfléchir à tous les moyens qui aide nos étudiants à réussir, ça, c'est l'objectif que nous devons avoir en commun."

Dominique Delhalle

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