Terrorisme: des familles françaises réclament de la justice la clarté sur la filière djihadiste franco-belge

Les funérailles de Cécile Vannier en 2009
Les funérailles de Cécile Vannier en 2009 - © REMY DE LA MAUVINIERE - AFP

Plusieurs familles françaises s'apprêtent à interpeller publiquement les autorités belge et française sur les correspondances étranges qui se retrouvent dans plusieurs dossiers d'attentats entre 2009 et 2015. A l'origine de cette initiative, les familles de victimes d'un attentat à la bombe au Caire le 22 février 2009.

Cécile Vannier, jeune étudiante en voyage de groupe, a perdu la vie lors de cet attentat. Et une vingtaine d'autres adolescents ont été blessés.

Les enquêteurs égyptiens ont rapidement identifié les auteurs présumés comme étant membres d'un groupe lié à Al Qaida.

A l'époque, trois ressortissants belges avaient été suspectés par les autorités. Après plusieurs mois de détention, elles ont été remises en liberté par la justice égyptienne puis expulsées vers la Belgique.

Les familles de victimes ont appris dans le cadre de l'enquête qu'un des belges, Farouk Ben Abbes, qui possède aussi la nationalité tunisienne était suspecté en 2010 d'avoir projeté un attentat contre la salle du Bataclan à Paris. A ses cotés, déjà à l'époque Fabien Clain et son frère Jean-Michel, ceux-là même qui ont revendiqué sept ans plus tard l'attentat contre le Bataclan.

Des frères Abdeslam aux frères Dhamani

Il est également  question dans leur dossier de 2009 d'un certain Mohamed Dhamani qui entretenait des contacts avec l'un des suspects de l'attentat du Caire. Des familles qui ont appris quelques jours après les attentats de Paris qu'un certain Ahmed Dhamani, vivant avec sa famille à Molenbeek, était arrêté en Turquie alors qu'il tentait de rejoindre l'Organisation Etat Islamique en Syrie.

Ahmed Dhamani est un proche de Salah Abdeslam avec lequel il a voyagé en Grèce durant l'été 2 quelques mois avant les attentats de Paris.

D'autres noms apparaissent dans cette filière belgo-française du djihad

Notamment celui d'Akim Benlagdem abattu sur une autoroute par la police belge en 2014 et chez lequel un véritable arsenal de guerre a été retrouvé.  Pour les familles de victimes du Caire en 2009, il apparaît incompréhensible que les dossiers du Caire et celui du projet d'attentat du Bataclan en 2009 restent en l'état. Ils ont demandé et obtenu (enfin) après les attentats de novembre que le dossier du Belgo-tunisien Farouk Ben Abbes sur le projet du Bataclan (non lieu en 2012)  soit communiqué à leurs avocats.

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