Technologies: la voiture intelligente et autonome! Enfin presque…

Imaginez 35 véhicules roulant en enfilade sur une autoroute. Cela n’a rien d’étonnant en apparence. Et pourtant, il s’agit bel et bien d’une première en Belgique ! Pourquoi ? Parce que ces véhicules sont équipés de technologies à la pointe qui réduisent considérablement l’intervention de leurs pilotes. C’est ce qui s’est passé aujourd’hui.  Les voitures semi-autonomes ont démarré mercredi midi de Diegem, en Brabant flamand pour se rendre à Bornem et ensuite revenir à leur point de départ en empruntant le ring. Il s'agit du premier test réalisé en Belgique. Une initiative du courtier en assurances et conseiller en risques, Aon, qui n’était pas peu fier d’avoir invité toute la presse du pays...

Utile dans les embouteillages

En pratique, les voitures roulent en colonne, en groupe de cinq, les unes derrière les autres. A bord, les journalistes ont pu constater, avec des fortunes diverses, l’efficacité des instruments de bords : freinage automatique en cas d’obstacle, changement de bande sur simple sollicitation du clignotant, entre autres. Dans les bouchons, l’automobile suit également " fidèlement " celle qui le précède sas intervention du chauffeur.

L’opération, un peu marketing, a permis de vérifier l’efficacité des modèles proposés par différents fabricants comme Volvo, Mazda, Tesla, Lexus, Mercedes, Audi et Lexus.

L’opération s’est déroulée sous les regards attentifs des ingénieurs de l’université d’Hasselt chargés de rendre un rapport indépendant sur la fiabilité des véhicules.

Les règles doivent ensuite être fixées au niveau européen

 

Côté politique, on accueille l’initiative avec un certain enthousiasme même si e ministre fédéral de la Mobilité François Bellot reconnait un retard législatif conséquent pour la mise en circulation effective de ces véhicules. "La technologie évolue de plus en plus rapidement et nous devons, en tant que gouvernement, appliquer de manière pragmatique le principe 'learning by doing'. Il faut stimuler de plus en plus la réalisation de tests dans des conditions réelles. Les règles doivent ensuite être fixées au niveau européen". Le ministre souhaite la Belgique soit parmi les premiers pays européens qui autorisent des tests de voitures autonomes. Il va pour ce faire bientôt établir un projet de loi, dans lequel un cadre souple sera établi pour l'exécution de test de véhicules autonomes et qui assure la sécurité maximale de tous les usagers de la route. Pour le 1er octobre il s’engage d’ailleurs à proposer de nouvelles dispositions dans le code de la route. Des normes qui devraient, par exemple, à relever la distance minimale entre véhicules.

A plus long terme, la mise en circulation de ces véhicules aura également un impact sur les primes d’assurances qui devraient baisser, si du moins la probabilité d’accidents est effectivement réduite.

Reste une réalité : ces tests ont eu lieu sur autoroute et il semble difficilement envisageable de s’appuyer sur ces nouvelles technologies sur tout autre type de terrain.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK