Taxer les citernes d'eau de pluie: l'idée n'est pas oubliée

Chaque m³ d'eau de distribution requiert une épuration de plus en plus chère
Chaque m³ d'eau de distribution requiert une épuration de plus en plus chère - © FRANCK FIFE - AFP

Le prix de l’eau augmente et c’est un véritable problème pour les ménages sur la corde raide : même s’ils consomment l’eau avec parcimonie, leur facture s’alourdit. Il faut trouver une solution pour stopper cette progression et plusieurs pistes se dessinent.

Coût-vérité
En Wallonie, le prix de l’eau tient compte du coût de l’épuration. Or, comme on consomme de moins en moins d’eau de distribution, le prix de l’assainissement de chaque m³ augmente proportionnellement. C'est ainsi que ces dix dernières années, le montant des factures a connu une hausse de plus de 75%.

Revoir la tarification
Pour mettre un terme à ces augmentations, plusieurs pistes sont envisagées. Celle de taxer les citernes d’eau de pluie a souvent été évoquée. Elle est toujours dans les cartons mais elle n’est pas la seule: l
a première idée, c’est de diminuer les coûts; on peut aussi imaginer que le Gouvernement finance plus largement le travail. Mais on pourrait également faire contribuer ceux qui ne paient pas autant qu’ils le devraient.

Qui ne paie pas l’addition ?
Au premier rang, les industries. De l’avis des distributeurs, elles ne portent pas le coût véritable des eaux usées qu’elles rejettent. Mais l’agriculture utilise aussi de l’eau potable pour des besoins qui ne l’exigent pas. Et enfin, les personnes qui disposent de citernes d’eau de pluie rejettent chaque année 11 millions de m³ d’eaux souillées qui aboutissent dans les stations d’épuration wallonnes.

Les citernes taxées ?
La SPGE, Société Publique de Gestion de l’Eau, doit proposer des solutions. Elle rendra un rapport sur la question. Il devra aussi tenir compte de l’impact positif des citernes sur l’environnement: elles jouent un effet tampon lors d’épisodes très pluvieux; elles évitent aussi que les eaux de ruissellement handicapent le travail des stations d’épurations. Au surplus, certaines communes les ont rendues obligatoires…

Quelle décision ?
C’est sur foi de cette étude qu’il faudra trancher. Cela étant, contrairement à ce que la rumeur laissait entendre, taxer ou non les citernes à eau de pluie, ce ne sera plus une décision de l’actuel gouvernement.
Mais l’idée n’est pas abandonnée pour autant et le gouvernement issu des urnes après le 26 mai disposera de toutes les données pour décider.

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