Syndrome du colon irritable: des chercheurs en ont trouvé la cause, ouvrant la voie à un traitement

Syndrome du colon irritable: des chercheurs en ont trouvé la cause, ouvrant la voie à un traitement
Syndrome du colon irritable: des chercheurs en ont trouvé la cause, ouvrant la voie à un traitement - © IAN HOOTON/SCIENCE PHOTO LIBRARY - Getty Images/Science Photo Libra

Des chercheurs de la KU Leuven ont identifié un mécanisme biologique causant le syndrome du côlon irritable. Cette découverte, qui fait l'objet mercredi d'une publication dans la revue Nature, ouvre la voie à un traitement plus efficace contre ce phénomène et des intolérances alimentaires.

Jusqu'à 20% de la population mondiale présentent ce syndrome, qui cause des maux d'estomac et d'autres désagréments après les repas. Des régimes alimentaires comme celui sans gluten peuvent aider mais les raisons restaient jusqu'à présent un mystère, les personnes au côlon irritable n'y étant pas allergiques.

"Ces patients ne sont souvent pas pris au sérieux par les médecins", explique le professeur Guy Boeckxstaens, gastro-entérologue à la KU Leuven et auteur principal de l'étude. "L'absence de réaction allergique est utilisée comme argument pour leur dire que c'est dans leur tête et que leur physiologie gastro-intestinale ne présente pas de problème. Ces nouvelles connaissances nous livrent une preuve supplémentaire que ces troubles sont liés à une réelle maladie."

Une précédente étude avait déjà montré que les mastocytes jouaient un rôle chez ces patients. Ces cellules libèrent notamment de l'histamine, qui provoque des maux d'estomac et autres troubles. "Mais la manière dont ces mastocytes sont activées était une énigme", poursuit le professeur. "Avec cette étude, nous apportons l'explication. C'est une réponse immunitaire très localisée, dans la paroi intestinale, qui active ces mastocytes. Or, on a toujours pensé que ces cellules étaient activées par le stress."

Cette découverte pourrait conduire à des nouveaux traitements plus efficaces pour les patients concernés, "en bloquant l'activation des mastocytes", conclut le spécialiste.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK