Sûreté de l'Etat: une meilleure surveillance des radicalisés en prison

La Belgique compte 130 détenus incarcérés pour terrorisme
La Belgique compte 130 détenus incarcérés pour terrorisme - © Jonas Hamers / ImageGlobe

En septembre dernier, on dénombrait 130 détenus incarcérés pour terrorisme, en Belgique. Des personnes liées aux attentats, mais aussi des combattants rentrés de Syrie. Condamnés ou en détention préventive, tous ont en commun d’avoir fréquenté les milieux djihadistes. Pour Pascal Pétry, le directeur général adjoint de la Sûreté, même en prison, il faut continuer à les surveiller : "Ces personnes jouent aussi un rôle en prison, dans la mesure où l'histoire ne s'arrête pas. Ce n'est pas parce qu'ils sont en prison qu'ils changent d'avis ou d'idées. Et donc, ils ont tendance ou ils essaient de promouvoir leurs pensées, au sein d'un milieu qui est fermé et où certaines personnes ont besoin de pouvoir s'accrocher à quelque chose.

12 personnes s'occupent spécifiquement de ce domaine

Avant les attentats de Paris, la Sûreté de l’Etat surveillait peu les prisons. En 2015, quarante-cinq rapports de surveillance ont été rédigés alors que, l’an dernier, il y en a eu près de 600. Un chiffre qui témoigne des nouvelles priorités de la Sûreté. "Nous avons investi en personnel dans ce cadre, douze personnes qui s'occupent spécifiquement de ce domaine, poursuit Pascal Pétry. Et donc, évidemment plus de personnes, un phénomène en accroissement, ça veut dire plus de rapports aussi. Autre élément positif : il y a plus d'échanges entre les directeurs de prison, des personnes spécialisées au niveau de la direction pénitentiaire qui peuvent échanger avec nous."

La plupart des détenus concernés seront âgés de 25 à 30 ans lorsqu’ils auront purgé leur peine. Les risques de récidive resteront donc bien réels.  

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