Pré-vacances: les "jours blancs" font parfois l'affaire de tous

Jessica Mathy de la Fapeo rappelle que l'obligation scolaire dure jusqu'au 30 juin, et qu’il est normal que l'école accueille les élèves jusqu'au bout de l'année. "On pourrait d'ailleurs profiter de cette période pour corriger les examens avec l'élève et analyser les erreurs commises".

La porte-parole de la Fapeo demande qu’on laisse aux enseignants le temps de corriger les épreuves et de se réunir en conseil de classe. "A l'école de s'organiser pour occuper intelligemment les jours "blancs". Selon elle, lorsqu’un élève est en difficulté il serait utile d'organiser une réunion avec les parents, les professeurs et l'élève pour comprendre le pourquoi de l'échec et proposer des pistes d'amélioration. "Lorsque l'élève "sèche" la fin de l'année parce qu'il est en échec et qu'il sait qu'il n'y a rien à faire, et qu'il subira une orientation pas toujours choisie, on peut comprendre qu'il ne voie pas l'intérêt de venir rechercher son bulletin et constater l'échec sans plus".

Des écoles favorables à l'absence des enfants

Mais les écoles sont parfois favorables aux jours blancs selon Jessica Mathy: "Il n'est pas rare que fin juin rime avec rangement et nettoyage sans aucune activité ludique ou pédagogique au programme. Osons dire que parfois, l'école donne elle-même le message selon lequel l’absence d’un élève n’est pas grave". Bien sûr, un élève qui dépasse le nombre de jours d'absence non justifiée risque de devenir élève libre. Mais c’est peu probable à l'approche du 30 juin.

Le problème demeure que les rythmes scolaires et professionnels sont très éloignés : "Il est difficile de concilier les 3 mois et demi de congés pour les enfants et, souvent, beaucoup moins de la moitié pour leurs parents. Comment assurer leur garde et leur proposer des activités dans ce cas? " Une question qui demeure sans réponse.

JCV

 

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