Modernisation de l'axe Nord/Midi: grosses perturbations à prévoir entre la mi-octobre et la mi-novembre

L’information a fait l’effet d’une petite bombe dans le milieu des navetteurs ce matin. Selon les journaux l’Echo et de Tijd, Infrabel, gestionnaire du réseau, aurait demandé à la SNCB de supprimer les trains P, durant les heures de pointe du matin, entre la mi-octobre et la mi-novembre. Objectif de la mesure : préparer d’importants travaux de renouvellement de l’infrastructure à Bruxelles-Midi durant les longs week-ends des 1er et 11 novembre. "On a entamé depuis plusieurs années un chantier de modernisation de la signalisation sur l’axe Bruxelles-Nord/ Midi. On passe d’une technologie qui a plus de 50 ans à une informatisation complète pour des raisons de sécurité […] mais aussi pour nos clients, pour éviter les pannes", explique Frédéric Sacré, le porte-parole d’Infrabel. "La jonction nord-midi, c’est vraiment le cœur névralgique du réseau ferroviaire belge. Il y a 1200 trains qui passent par jour et moderniser la signalisation, c’est un vrai défi ", précise-t-il.

On aimerait pouvoir le faire sans perturber le trafic mais c’est comme demander à un garagiste de faire l’entretien de votre voiture en roulant à 120 km/h sur l’autoroute.

On l’a compris, des trains seront supprimés, y compris pendant la semaine. Lesquels ? C’est toute la question. Infrabel et SNCB sont en train d’élaborer une liste, de déterminer des alternatives afin d’assurer ces travaux tout en limitant l’impact sur les usagers du rail.

Suppression de tous les trains P en heure de pointe?

Le porte-parole d’Infrabel regrette les informations parues dans la presse ce matin. Pour lui, cela donne une impression de chaos alors que la SNCB et Infrabel sont toujours en train de discuter des différentes pistes envisagées. Confirmation d’ailleurs de la SNCB. "Nous avons des équipes opérationnelles qui travaillent pour tenter de limiter l’impact et donner une information claire aux navetteurs. […] Il y a des trains qui seront supprimés mais on peut peut-être envisager d’en détourner d’autres, d’acheminer les voyageurs vers certaines gares en concertation avec la SNCB", explique Frédéric Sacré. Et de conclure : "Ici, on est face au chantier qu’on considère comme le plus complexe de toute l’histoire ferroviaire".

 

Réaction du Ministre Bellot

Les informations publiées ce matin ont suscité quantité de réactions et beaucoup d’inquiétudes aussi parmi les usagers du rail. Le ministre de la Mobilité, en charge de la SNCB a réagi, il a demandé aux deux entreprises de se réunir en groupe de travail afin d’évaluer l’impact des travaux et d’étudier les alternatives possibles en vue de réduire au maximum les inconvénients pour les voyageurs. Ce groupe de travail se réunit régulièrement. Et pour le ministre : "Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions à ce stade".

Infrabel et SNCB espèrent fournir des informations précises le plus rapidement possible. Ce que l'on sait déjà c'est que, durant la période concernée, la circulation de 104 trains sera impactée quotidiennement. Une solution a déjà été trouvée pour 46 trains. Pour les 58 trains restants, il faut encore chercher des alternatives.

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