Suicides de taximen new yorkais: la faute à Uber?

Le maire de New York Bill de Blasio invoque à la fois la pression faite sur les taximen officiels et sur la congestion de la ville.
Le maire de New York Bill de Blasio invoque à la fois la pression faite sur les taximen officiels et sur la congestion de la ville. - © CHRIS HONDROS - AFP

De nombreux taximen new-yorkais se suicident dans la mégapole américaine. Au point que le très sérieux site du New York Times consacre un article à un phénomène inquiétant. Plusieurs chauffeurs de taxis se sont donné la mort suite à la baisse sensible de leurs revenus. Les applications de type Uber sont montrées du doigt.

La dernière victime en date est un Américain d’origine roumaine qui détenait sa licence de taxi ("The medaillion") depuis 30 ans. A 64 ans, il est le 4ème chauffeur à se suicider en 5 mois. Impossible de déterminer les causes exactes de cette décision ultime, mais dans tous les cas, les taximen ont évoqué des problèmes financiers dus à une baisse importante d’activité. La tentation de désigner Uber est alors compréhensible. Après un échec en 2005, le conseil municipal (City Council) de Big Apple a décidé, ce lundi, de prendre des mesures visant à modifier les règles d’utilisation des services de transport basés sur des applis.

La congestion dans la ville

Le maire Bill de Blasio invoque à la fois la pression faite sur les taximen officiels et sur la congestion de la ville. Selon le site new yorkais, la ville serait le plus important marché de Uber dans le monde, avec un impact sur les transports en commun et sur les historique "yellow cabs". Ces derniers subiraient une "crise existentielle", avec plus de 60 000 véhicules liés à Uber, alors que le nombres de taxis officiels est bloqué à 13.587.

Un afflux de véhicules qui a eu pour conséquence de réduire la vitesse du trafic dans les rues de Manhattan à près de 10km/h.

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