Sugar babies: pour le patron du site polémique, "nous sommes un service parfaitement légal"

Un site internet controversé a mené ces derniers jours une campagne de publicité dans Bruxelles. Le but de cette plate-forme de rencontres: mettre en relation des jeunes femmes, appelées "sugar babies", avec des hommes fortunés souvent plus âgés (des "sugar daddies"). La campagne a suscité la polémique, plusieurs plaintes ont été déposées et un camion faisant la pub pour le service en question a été intercepté par la police mardi soir

Le patron du site concerné, le Norvégien Sigurd Vedal, était en Belgique cette semaine. Interrogé par la RTBF sur la polémique suscitée par son site internet, il ne bronche pas. Selon lui "il faut séparer deux choses dans ce débat". D'un côté la légalité du service, de l'autre l'opinion que les gens en ont.

"Nos avocats s'assurent que nous suivons les lois des pays dans lesquels nous sommes implantés, y compris la Belgique", argumente-t-il. "Nous sommes un service parfaitement légal selon les conseils que nous avons obtenus de nos avocats. [...] Nous respectons la loi et ceux qui viennent sur notre site le font volontairement."

Sigurd Vedal estime que "tout le monde a le droit d'avoir une opinion et de dire qu'il aime ou pas notre service". Mais, ajoute-t-il, "ce ne sont que des opinions". Il critique au passage ceux qui attaquent le site internet. Pour lui, ce sont "des gens haut placés qui ne comprennent pas la loi [et qui] n'ont même pas pris la peine de demander leur avis à des avocats".

"Relation consentie"

Si la prostitution est "un problème de société" pour l'entrepreneur norvégien, sa plate-forme basée à Malte est avant tout "un site de rencontres qui connecte les gens pour une relation consentie". A l'en croire, les inscrits "cherchent des gens beaux, avec une belle personnalité et qui ont les ressources financières pour offrir un mode de vie luxueux".

Il affirme que la version belge du site comptait dimanche dernier pas moins de 20 000 membres. Un nombre qui serait en augmentation, entre 600 et 1000 nouveaux inscrits par jour. Parmi eux, "75% de femmes", en majorité "des étudiantes entre 18 et 26 ans".

Notons que les personnes inscrites sur le site s'engagent à respecter ses conditions d'utilisation. La plate-forme précise ainsi dans ce document qu'elle "n'appuiera aucunement les services d'escorte ou de prostitution qui tentent de [l']utiliser pour promouvoir de tels services". Vérification faite par nos soins, cette règle écrite en majuscule ne figurait pas à l'origine lors de la mise en ligne du texte. Elle a été ajoutée récemment, comme le prouve une recherche dans les pages en "cache" (une sorte d'archive de ce qui est mis en ligne) indexées par Google.

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