Stress, burn-out, les absences de longue durée en constante augmentation

"On a encore une prévention qui est très orientée sur les accidents du travail et sur les blessures physiques, et moins sur les risques psycho-sociaux"
"On a encore une prévention qui est très orientée sur les accidents du travail et sur les blessures physiques, et moins sur les risques psycho-sociaux" - © Jonas Hamers - BELGAIMAGE

Vous en connaissez peut-être dans votre entourage professionnel: les absents de longue durée sont toujours plus nombreux d'année en année, c'est-à-dire ceux qui sont absents pour minimum un mois. Cela concerne désormais 2,8 % des travailleurs. C'est presque 1 % de plus qu'il y a sept ans. Un phénomène qui est en hausse donc, à tel point que désormais les absents de longue durée sont plus nombreux que ceux de courte durée.

Le constat vaut pour tous les secteurs d'activités, il vaut pour les hommes comme pour les femmes. Les travailleurs restent plus longtemps en activité, voilà une première explication. "Quand on est plus âgé, on est moins souvent fréquemment absent. On est plus longtemps absent dans la durée", explique François Lombard, consultant pour une société de services. Pour cette étude, SD Worx a consulté 17 000 entreprises et le résultat pose question. 

Le management en question

La pénibilité du travail ne provoque pas forcément l'absentéisme, ce serait plutôt le style de direction. "Dans les structures où il y a un bon management, un bon encadrement, un bon manager qui joue bien son rôle de leader, on aura souvent un taux d’absentéisme qui sera plus faible", précise l'analyste.

Ces observations sont confirmées par l’INAMI. Le taux d'absentéisme à longue durée devrait encore augmenter ces prochaines années. À moins que l'effort de prévention ne soit accentué. 

A l’INAMI, l'Institut d’Assurances Maladie-Invalidité, François Perl dirige le service des indemnités "On a encore une prévention qui est très orientée sur les accidents du travail et sur les blessures physiques, et moins sur les risques psycho-sociaux, même s’il y a eu pas mal d’efforts qui ont été faits ces dernières années, notamment au niveau de lois sur les risques psycho-sociaux, sur le harcèlement".

Une seconde voie pour limiter l'absentéisme à longue durée serait d'assurer le retour au travail dans les meilleures conditions. Le but avoué, éviter la rechute, que la maladie soit psychique (le burn-out) ou physique (des maux de dos par exemple).

Vous travaillez dans une entreprise qui a mis des choses en place pour lutter contre l'absentéisme, pour le bien-être au travail? La radio cherche un témoignage. Dominique Delhalle attend votre mail: dde@rtbf.be.

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