Stoemp, un projet pilote de capteurs d’ondes à Bruxelles

Quentin Gontier, ingénieur doctorant à l’École polytechnique de Bruxelles (ULB) s’intéresse principalement aux ondes des réseaux cellulaires.

Quelque 40 capteurs de large bande ont été installés à Bruxelles. "Ils captent une grande quantité, à la fois les ondes des réseaux cellulaires, mais aussi les ondes des réseaux radio, des réseaux de télévision et des réseaux comme le réseau ASTRID, des réseaux de sécurité", explique Quentin Gontier, ingénieur doctorant à l’École polytechnique de Bruxelles (ULB).

Ces capteurs mesurent l’exposition aux ondes électromagnétiques, c’est-à-dire la quantité d’ondes qui atteint le corps des personnes. "Il faut savoir qu’une fois qu’une antenne émet une onde, l’onde rebondit sur les bâtiments et subit une grande quantité d’interactions pour finalement atteindre les téléphones portables ou n’importe quel autre objet qui aurait besoin de ces ondes", ajoute Quentin Gontier.

Limite légale plus stricte que l’OMS

L’Organisme mondial de la Santé (OMS) impose une limitation légale de 41 volts au niveau mondial. "La plupart des pays ou des villes s’alignent sur la recommandation internationale, qui est donc de 41 volts par mètre. Ici à Bruxelles, jusqu’à présent, c’est 6 volts par mètre, donc c’est relativement strict", commente le chercheur.

Selon Quentin Gontier, il est peu probable que ce seuil soit dépassé parce que lorsqu’un opérateur installe une nouvelle antenne, il s’appuie sur un permis qui a été délivré par Bruxelles Environnement, qui est censé faire des simulations par un logiciel de tracé de rayon.


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"On suit donc le rayon entre l’émetteur et le récepteur et tout est fait en sorte pour qu’on ne dépasse justement pas ces seuils légaux. Ici, le but est d’avoir un outil supplémentaire pour vérifier que les seuils ne sont pas dépassés", explique Quentin Gontier.

L’objectif premier de ce réseau de capteurs installés dans le sud de Bruxelles n’est pas de déterminer si ces ondes sont bonnes ou mauvaises pour la santé, mais de mesurer la quantité d’ondes et d’étudier l’évolution des niveaux d’exposition.

"Jusqu’à présent, il n’y a encore eu aucune preuve scientifique de l’effet néfaste de ces ondes. En tout cas, aucun article n’a été internationalement reconnu comme prouvant des effets néfastes, donc a priori, il n’y a aucun problème", nuance l’ingénieur.

Cette étude va se poursuivre dans un premier temps pendant quatre ans. Ces résultats seront disponibles pour tout un chacun sur le site www.observatoiredesondes.com.

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