SpaceX : Thomas Pesquet prendra les commandes de l’ISS lors de sa deuxième mission spatiale

Le spationaute français Thomas Pesquet retournera dans l’espace au printemps pour une nouvelle mission de six mois, au cours de laquelle il sera nommé commandant de bord de l’ISS, a-t-on appris ce mardi lors d’une conférence de presse de l’agence spatiale européenne (ESA). C’est la première fois qu’un Français accède à ce poste, et la troisième fois seulement pour un astronaute européen.

"Je suis très honoré, a déclaré Thomas Pesquet lors de la conférence de presse, sa dernière prise de parole avant la quarantaine de préparation de son voyage. C’est grâce à l’histoire, à la place de la France et de l’Europe dans les vols habités, c’est une reconnaissance pour tout le monde." Le spationaute de 43 ans a évoqué sa future tâche dans l’ISS, se comparant à un commandant de bateau : "Il n’y a un seul maître à bord après Dieu". Il a toutefois rappelé que beaucoup de choses étaient contrôlées au sol, mais que "quand ça va mal et qu’il faut agir vite, c’est le commandant qui décide, qui assigne un peu les tâches", comme lors d’un incendie ou d’une dépressurisation.


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Le spationaute de 43 ans sera également le premier Européen à voyager dans le tout nouveau module de SpaceX, baptisé Crew Dragon, en compagnie de deux pilotes américains et d’un autre astronaute japonais. Malgré son expérience de pilotage, il ne sera toutefois pas aux commandes du vaisseau de la société d’Elon Musk. Un petit regret pour celui qui a déjà piloté le module russe Soyouz : "sur quatre membres d’équipage, il y en a deux qui sont vraiment aux commandes et deux qui n’y sont pas, moi malheureusement je fais partie des deux qui n’y sont pas, ce n’est pas moi qui ai décidé, c’est la Nasa".

A bord de l’ISS, Thomas Pesquet aura plusieurs missions, et notamment quatre sorties dans l’espace prévues. "La tâche la plus importante sera d’installer de nouveaux panneaux solaires, a-t-il annoncé. Ce seront des sorties assez ambitieuses, nous allons travailler tout au bout de la station". Le spationaute a également évoqué des expériences scientifiques qui seront faites, notamment dans le domaine médical, comme une expérience avec des "mini-cerveaux". "Nous allons essayer de voir les effets du vieillissement sur eux", raconte-t-il. D’autres expériences de biologie, qui s’inscrivent dans la lutte contre la maladie de Parkinson ou les myopathies, seront également au programme.


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Thomas Pesquet s’est dit confiant pour son deuxième vol, cinq ans après le premier. "Il y a beaucoup de choses que je n’ai pas eu besoin de refaire", estime-t-il. C’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas entièrement." L’astronaute a comparé cette nouvelle expérience à un deuxième saut en parachute : "la première fois, ça fait peur mais on ne sait pas à quoi s’attendre, dit-il. La deuxième fois, on intellectualise plus, on n’y va moins la fleur au fusil. Je suis un peu plus circonspect, mais j’ai toujours autant de motivation", conclut-il.

Quant à savoir s’il allait de nouveau prendre des photos de sa Normandie natale, envoyer des tweets ou jouer du saxophone, Thomas Pesquet a répondu avec le sourire. "Je pense passer un peu de temps à prendre des photos, mais peut-être un peu moins que la dernière fois, dit-il. La dernière fois, je voulais utiliser chaque seconde, j’avais une liste infinie d’endroits à photographier. Cette fois-ci, je vais peut-être prendre un peu plus de temps pour moi."

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Journal télévisé 23/10/2018 

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