Sortie du nucléaire en 2025: "Il est grand temps d'agir", avertit Elia

Sortie du nucléaire en 2025: "Il est grand temps d'agir" avertit Elia
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Avec le Pacte interfédéral attendu prochainement, la Belgique est sur le point d'écrire son avenir énergétique.

La sortie du nucléaire étant prévue pour 2025, Elia tire la sonnette d'alarme, au travers d'une étude des différents scénarios énergétiques que pourrait adopter la Belgique. Pour le gestionnaire du réseau d'électricité haute tension, il est grand temps d'anticiper le choc que représentera la fermeture des centrales nucléaires.

"Il y a un déficit de capacité de production qui se crée en Belgique. Ce déficit est lié d'une part à la sortie du nucléaire, et d'autre part à la fermeture d'anciennes centrales au gaz. Il faut donc s'interroger de manière urgente sur ce qui va remplacer ces capacités de production", explique Pascale Fonck, chargée de relations externes chez Elia.

En cas de sortie du nucléaire, le déficit se chiffrerait à 3,6 GW, ce qui équivaut à quatre centrales nucléaires. Un trou qu'il faudra combler avec d'autres énergies.

Le nucléaire représente 50% de la production énergétique belge

Actuellement, le nucléaire représente 50% de la production énergétique. L'énergie thermique (centrales au gaz, biomasse, etc) couvrent 37% de la production, tandis que les énergies renouvelables interviennent à hauteur de 13%.

Pour Elia, il est impossible que les énergies propres puissent remplacer les 50% d'énergie nucléaire d'ici 2025.

"Comment va-t-on faire pour approvisionner les gens en énergie lorsqu'il n'y aura ni vent ni soleil? Nous ne pouvons pas nous contenter du renouvelable. Nous avons besoin d'une capacité réglable. L'énergie thermique permet de produire de l'énergie même quand il y a une vague de froid et d'éviter les plans de délestage" défend Chris Peeters, le CEO d'Elia.

Mais ouvrir des centrales au gaz prend beaucoup de temps. Il faut demander des permis à l'Europe. Pour Elia, le gouvernement doit donc agir rapidement et sous cette législature-ci. Autrement, il faudra s'attendre à une pénurie d'énergie et à de graves problèmes d'approvisionnement.

Pour 2030, Elia estime l'impact d'un déficit d'1,5 à 2 GW à plus d'un milliard d'euros par an. Une hausse des prix qui se répercuterait directement sur le consommateur.

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