Solution pour augmenter la productivité au travail: faire la sieste

Léonard de Vinci pratiquait le sommeil polyphasique : un quart d’heure toutes les deux heures.
Léonard de Vinci pratiquait le sommeil polyphasique : un quart d’heure toutes les deux heures. - © Fl'r/Frédéric Potet

Le bien-être au travail est une question très réglementée et de nombreuses études s'y intéressent d'où émergent de nouvelles idées de gestion du temps de travail. Parmi ces idées, une piste revient avec insistance : faire la sieste au travail. Une pratique encore rare chez nous.

Selon de nombreuses études, une petite sieste (du latin "sexta", la sixième heure du jour) de quinze minutes permet d’être à nouveau d’attaque l’après-midi.

"Power nap" ou micro-sieste, ses bienfaits sur la santé sont connus de tous. Ce petit quart d’heure de repos est un outil efficace pour lutter contre le stress ou les maladies cardiovasculaires. Il permet également à la personne qui la pratique de gagner en efficacité.

Valérie Hambÿe, est designer de bien-être, son travail consiste à améliorer le cadre de vie en entreprise et pour elle, le bien-être passe également par la sieste : "Certainement, ça passe par la sieste et on voit de plus en plus se développer ce qu’on appelle des 'boîtes à sieste', des endroits clos dans lesquels les personnes peuvent se reposer une dizaine de minutes pour être plus productives par la suite."

On le sait, dans d'autres pays la sieste fait partie des acquis et cela même sur un lieu de travail. Chez nos voisins français, cette activité tend à se développer en entreprise. Le frein pour un développement chez nous, est-il culturel ? Pour Valérie Hambÿe la réponse est oui : "Dans certains pays asiatiques la sieste fait même partie de la loi, c’est un droit constitutionnel que le droit à la sieste. Ici, la sieste semble désigner celui la pratique comme paresseux, et je pense que ce sont des choses qu’il faut changer."

De nombreuses sociétés font aujourd'hui beaucoup d'efforts en matière de bien-être pour leurs employés. Certaines ne le cachent pas : ces adaptations permettent de garder leur personnel plus longtemps. D'autre part, cela augmente la productivité des travailleurs, ce qui n'est pas, disent-elles, à négliger.

Miguel Allo

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