SNCB: bientôt des trains sans contrôleur

La SNCB veut travailler avec moins de contrôleurs pour un service plus efficace.
La SNCB veut travailler avec moins de contrôleurs pour un service plus efficace. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Des trains sans contrôleurs, des tarifs plus bas hors heures de pointe et peut-être un stop pour l'Eurostar à Anvers: tels sont les points les plus frappants contenus dans la version provisoire du nouveau contrat de gestion de la SNCB, indique samedi De Morgen.

Le précédent contrat de gestion est arrivé à échéance il y a six ans déjà mais la nouvelle version a sans cesse été postposée en raison des mouvements au sein du gouvernement et de la direction de la SNCB.

Moins de contrôleurs, moins de guichets

Le plus étonnant est la décision de travailler avec moins de contrôleurs afin d'améliorer l'efficacité. Autour des villes et dans des zones à la densité de population moyenne, les trains pourraient circuler sans personne à bord pour poinçonner les billets. En outre, les guichets pourraient aussi à l'avenir fonctionner avec moins de personnel.

Voyager en train en dehors des heures de pointe doit devenir meilleur marché et la SNCB doit mettre un terme à la prolifération de billets, cartes de voyage ou tarifs préférentiels différents. La disparition d'arrêts n'est plus tabou non plus. "On pourrait créer de nouveaux arrêts, en supprimer et en regrouper d'autres", dit cette version provisoire.

Plus de confort et un meilleur accès pour les PMR

D'ici six mois, la SNCB devrait étudier la question de voir Anvers devenir un arrêt sur le parcours de l'Eurostar. Et la compagnie ferroviaire doit aussi investir dans le confort, notamment des quais surélevés qui permettaient aux personnes en chaise roulante de monter plus facilement dans le train.

Le gouvernement doit encore, selon De Morgen, prendre position sur les compensations en cas de retard. La version provisoire du contrat de gestion parle de ne plus dédommager les petits désagréments (en dessous des 2,5 ou 4 euros). Si tout se passe comme prévu, les décisions devraient tomber la semaine prochaine en conseil des ministres.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK