#Sharethecolor : la campagne pour sensibiliser à la différence sexuelle

Une campagne pour lutter pour le droit à la différence sexuelle est lancée par différentes associations avec l'aide de la secrétaire d’État à l'égalité des chances en Région bruxelloise, Bianca Debaets (CD&V). Son nom : #sharethecolor.

"On entend souvent que les homosexuels ont quand même tous les droits aujourd’hui, mais il y a un mois un couple gay a été harcelé et attaqué à la Bourse. Et pourquoi ? Tout simplement parce que deux hommes se promenaient main dans la main". Bianca Debaets plante le décor et justifie l'utilité de la campagne pour ceux qui en doutaient encore.

En ce qui concerne les chiffres sur le nombre d'agressions homophobes dans la capitale, la secrétaire d'État est formelle : 4 personnes sur 10 ont déjà été victimes de violences physiques, 4 sur 10 ne se sentent pas en sécurité à l’école et une sur deux ne veut pas faire son coming-out au travail, parce que les gens craignent d’avoir les mauvaises blagues. "Quand on regarde aussi par exemple les jeunes qui font une tentative de suicide, c’est le double chez les enfants ou les jeunes qui sont gays. Tous ces chiffres montrent donc qu’il y a un travail à faire."

Si le cadre légal est déjà implanté, l'acceptation manque cruellement. "J’ai l’impression que l’homophobie et les menaces augmentent, en tout cas dans certains quartiers de Bruxelles." Tout le monde peut s’engager contre l’homophobie et prouver son engagement via #sharethecolor et une simple photo du petit doigt verni.

L'homosexualité, propre à certains quartiers ?

En début d'année, Bianca Debaets lance l'application "Touche pas à ma pote" pour permettre aux personnes agressées dans la rue, de signaler la menace. Les homosexuels ont également la possibilité d'utiliser cette application pour mentionner qu'ils sont en danger. "C’est vrai que c’est souvent dans le centre-ville, mais ce n’est pas un hasard parce que c’est là aussi que les gens sortent le week-end pour prendre un verre", explique-t-elle.

Le but : ne pas toucher uniquement un public convaincu de personnes déjà tolérantes au moyen de vidéos, de photos, de témoignages diffusés sur les réseaux sociaux. "Je propose 28 actions, entre autres des formations pour la police. Il est aussi important que, quand quelqu’un signale et dépose plainte pour harcèlement de rue, la police réagisse correctement. Je pense aussi à une campagne que je mène avec les communes pour sensibiliser aussi les agents communaux."

Bien que les plaintes pour agression homophobe sont de mieux en mieux traitées, il reste encore des cas de figure où les victimes sont laissées pour compte. "Ce n’est évidemment pas une réaction à avoir, ce n’est pas une attitude correcte", s'insurge Bianca Debaets. Dans le cas du couple homosexuel agressé à la Bourse, les policiers ont contacté eux-mêmes les victimes pour les inciter à déposer plainte.

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