Serez-vous rapatrié si vous contractez le coronavirus pendant vos vacances à l'étranger ?

Les frontières ne sont pas encore ouvertes, mais c’est désormais une question de jours : à l’intérieur de l’Europe, ou plus précisément de l’espace Schengen (à savoir les pays membres de l’UE, à l’exception de la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, Chypre, et l’Irlande, et ces quatre pays : la Norvège, la Suisse, l’Islande et le Lichtenstein), elles devraient l’être bientôt, ce qui va permettre à ceux qui en ressentent l’envie de partir en vacances ailleurs qu’en Belgique.

En voiture, en avion, peut-être même en train ? Ce qui est sûr, c’est que, quelle que soit la destination, le coronavirus n’aura pas totalement disparu. Que le choix se porte sur les plages ensoleillées du sud de l’Europe, sur le charme de la mer Baltique, sur les envoûtantes balades en montagne ou encore sur les merveilles d’une capitale baroque arrosée par le Danube ou la Vltava, ces vacances ne seront pas comme les précédentes : une série de mesures sanitaires devront être respectées, à commencer par la distanciation sociale ou l’hygiène des mains.

Un rapatriement par une société d’assistance ne se ferait qu’après le feu vert des autorités locales

Mais que se passera-t-il si vous contractez malgré tout le covid-19 ? La question mérite d’être posée, et les services d’assistance aux voyageurs l’ont déjà anticipée. Chez Europ Assistance par exemple, le site internet précise que si vous êtes couvert par un contrat, vous serez assisté en cas de problème médical sur place, mais l’organisme ajoute qu’il devra toujours se conformer aux décisions prises par les autorités locales (par exemple, accès à la ville ou aux hôpitaux) et aux règles sanitaires imposées par les autorités compétentes (par exemple une quarantaine).

"Il existe, pour chaque pays, une série de protocoles, souvent très stricts et pas forcément identiques dans tous les pays", explique Xavier van Caneghem, le porte-parole d’Europ Assistance. Le dossier sera examiné très attentivement par un médecin, mais de toute façon, nous nous conformerons à toutes les règles sanitaires imposées par le pays hôte. Même en cas de complication, une personne ne sera pas rapatriable avant le feu vert médical et sanitaire du pays où se trouve le vacancier".

L’objectif est aussi de ne prendre aucun risque quant à l’importation du virus en Belgique ni vis-à-vis des co-voyageurs. Autrement dit, vous serez pris en charge et soigné sur place, avec les règles qui y prévalent. "C’est évidemment nettement plus complexe qu’une jambe cassée", poursuit Xavier Van Caneghem, "cela nécessitera donc une analyse approfondie des circonstances".

De nombreux Belges confirment leur intention de partir à l’étranger

Du côté de Touring, le message affiché pour le moment sur son site internet précise que "le covid-19 est une pandémie et se trouve donc exclu de l’assistance voyage Touring. Nous vous conseillerons bien sûr, mais nous n’interviendrons pas dans le remboursement". A première vue, c’est clair. Mais ce message va évoluer dans les prochains jours : "Notre calendrier de couverture va correspondre au calendrier d’ouverture des frontières", explique Lorenzo Stefani, le porte-parole de Touring.

"Ce qui est écrit pour l’instant correspond à la situation du moment, à savoir l’interdiction de quitter le territoire. Mais dès lors qu’il sera permis de quitter la Belgique et de voyager à l’intérieur de l’espace Schengen comme cela semble se profiler, nous serons aux côtés des voyageurs en cas de problème et nous interviendrons fonction des nécessités, que cela soit une quarantaine sur place ou un rapatriement s’il le faut, après avoir obtenu l’accord des autorités locales".

Avant de partir, une consultation du site du ministère des Affaires étrangères s’impose donc. Tout comme un peu de patience, puisque la situation devrait évoluer dès la semaine prochaine. Ce qui semble de plus en plus évident, c’est que de nombreux Belges ont envie de partir en vacances à l’étranger.


►►► Notre dossier sur le coronavirus


Selon les premières estimations de Touring, plus de 80% des Belges qui avaient déjà réservé leurs vacances à l’étranger avant la pandémie confirment leur intention de partir et si cela n’est pas autorisé comme c’est encore le cas dans certains pays ou dans certaines régions du monde, près de 60% disent qu’ils changeront de destination ou de date.

Quant aux Belges qui n’ont pas encore réservé, 40% annoncent leur volonté de partir à l’étranger et 35% resteront à la maison. "Nous conseillons vraiment de passer par une agence de voyages", dit encore le porte-parole de Touring, "car c’est l’interlocuteur qui disposera de toutes informations à propos de ce qui est autorisé ou pas".

Par exemple, s’il n’y a pas de buffet, pas de piscine ou un accès restreint à la plage, la loi permet le remboursement de votre voyage par l’organisateur.

Où partir en vacances cet été en avion ? (JT du 02/06/2020)

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