Séjours à l'étranger : les jeunes partent de plus en plus tôt

Séjours à l'étranger : les jeunes partent de plus en plus tôt
Séjours à l'étranger : les jeunes partent de plus en plus tôt - © Tous droits réservés

Cette période de l’été est une période exaltante pour certains jeunes qui ont la chance de partir faire un séjour à l’étranger de quelques mois ou d’un an. Apprendre une langue, connaître d’autres horizons, découvrir une autre culture : l’expérience est bien souvent enrichissante. Le WEP, le World Exchange Program, est l’un des organismes qui encadre ce genre de voyages. Leur porte-parole, Adrien Buntinx, était l’invité de La Première ce vendredi.

Les chiffres le confirment, les séjours à l’étranger sont de plus en plus prisés chez les jeunes : "Cet été-ci, on a 520 jeunes qui partent en programme scolaire à l’étranger, ce qui est un nombre assez important. On remarque en effet qu’il y a un intérêt croissant d’année en année pour ce genre de projet".

Un intérêt qui se marque aussi de plus en plus tôt. Alors qu’il y a quelques années, c’était généralement après leur 18 ans et l’obtention de leur diplôme d’humanité que les jeunes prenaient le large, il n’est plus rare qu’ils fassent le pas durant leurs humanités : "Des jeunes partent maintenant dès 14-15 ans. Ils font, pendant leur scolarité, soit une année complète, soit une partie de leur scolarité à l’étranger. Cette tendance a commencé il y a sept ou huit ans, et est maintenant bien installée".

Au vu du succès de cette formule, il est même devenu possible, sous certaines conditions, de faire rentrer dans un cursus scolaire secondaire le temps passé à l’étranger : " C’est organisé par le programme Expedis, confirme Adrien Buntinx, qui est soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles ".

Les pays anglo-saxons ont la cote

Parmi les destinations les plus prisées, on retrouve les Etats-Unis et le Canada. Mais comme l’explique Adrien Buntinx, une partie des jeunes privilégient l’option d’une année dite combinée : "Ils vont partir un semestre par exemple aux USA et un second semestre aux Pays-Bas ou en Flandre, dans un autre pays, pour ainsi combiner deux langues et deux expériences tout à fait différentes sur une année de temps".

Une combinaison qui offre l’avantage de plus de découvertes, mais qui demande de repartir deux fois de zéro. Or s’intégrer, ça prend du temps : "C’est une nouvelle langue à apprendre, une nouvelle école, des nouveaux amis à se faire, une nouvelle culture, etc. On ne peut évidemment pas généraliser, mais on estime généralement que ça prend quand même quelques mois avant d’être tout à fait pleinement intégré".

Pas seulement dans le cursus scolaire

En dehors des "secondes rhétos", il existe d’autres formules organisées et encadrées par le WEP : des projets de volontariat, des projets solidaires, des programmes de tour du monde, des projets au pair, des stages en entreprise, etc. Ces projets éducatifs comportent toujours un volet langues, mais permettent des immersions culturelles différentes.

Tous ces projets ont évidemment un coût. Adrien Buntinx précise que les budgets varient en fonction de la destination et de la durée du programme choisi : "Pour donner un prix de référence, parce que c’est justement un des pays où on envoie le plus de participants, une année scolaire aux États-Unis coûte environ 10 500 euros. C’est donc un budget, mais c’est un budget étalé sur un an de vie à l’étranger et c’est un budget qui comprend pratiquement tout : tout est inclus, sauf frais de passeport, frais de visa et l’argent de poche sur place".

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK