Sécurité sur le rail: où en est-on en Belgique depuis Buizingen?

En 2010 à Buizingen, 19 personnes ont perdu la vie.
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En 2010 à Buizingen, 19 personnes ont perdu la vie. - © RTBF

L'Espagne touchée de plein fouet par une catastrophe remémore chez nous d'autres catastrophes comme celle de Buizingen. Le 15 février 2010, ce n'est pas la vitesse qui était en cause mais un problème de signalisation. Depuis, qu'est ce qui a changé chez nous ? Une autre catastrophe est-elle possible ?

A l'époque, aucun système de sécurité n'avait empêché la progression du train. La collision était inévitable. Depuis l'accident, les systèmes de freinage ont été multipliés sur le réseau.

"Sur les lignes à grande vitesse, il y a un système qui, si le conducteur veut rouler plus vite que la vitesse autorisée, il ne le pourra pas. Sur les autres parties du réseau il y a un système TBL1+ qui est un système qui permet, si le conducteur arrive à moins de 300 mètres d'un feu qui est rouge et qu'il roule à plus de 40 km/h, automatiquement il y aura un freinage", affirme Michaël Vanloubbeeck, directeur de la communication à la SNCB.

L'installation du système TBL1 + s'est accélérée suite à Buizingen. Il permet donc de contrôler la vitesse à des endroits stratégiques : les feux de signalisations, les gares et les aiguillages. Ce système ne contrôle pourtant pas toutes les erreurs ou imprudence qui pourraient se dérouler entre ces points.

Quant à savoir si les trains en Belgique peuvent atteindre la vitesse de 190 km/h, le libéral François Bellot, ex-président de la commission Buizingen répond : "On ne peut pas pratiquer des vitesses pareilles sur nos lignes, et il n'y a à ma connaissance guère de train, sur les lignes classiques, qui ait la capacité de rouler à des vitesses aussi importantes. Mais, il pourrait arriver qu'un train aborde une courbe où c'est limité à 40 km/h à 130"

En Belgique, il existe trois lignes à grandes vitesse. Elles sont équipées de l'ETCS, une sorte de "CruiseControl" qui détermine des vitesses maximales par endroit. La machine peut donc prendre la main sur l'homme et freiner automatiquement. Cela n'a pas été le cas en Espagne.

En dehors des lignes à grandes vitesses, il faudra attendre 2023 pour que le réseau belge en soit équipé. Ce n'est qu'à ce moment-là que toute imprudence sera impossible.

C.B. avec L. Van de Berg et D. Welter

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