Sécurité routière : le dispositif Mercurius a permis de retirer plus de 7600 personnes, sans permis, de la route

Depuis la mi-juin, 7607 conducteurs qui roulaient sans permis ou malgré une déchéance du droit de conduire ont été retirés de la circulation grâce à la base de données Mercurius. Répertoriant les infractions de la route, elle est opérationnelle depuis le début de l’été et permet aux policiers sur le terrain de contrôler rapidement les conducteurs sous le coup d’un retrait de permis, via un ordinateur placé dans le combi.

Le ministre de la Justice, Koen Geens, a découvert le nouvel outil de la police fédérale lors d’une action de contrôle à Haasrode, dans le Brabant flamand.

La base de données contenant les renseignements relatifs aux interdictions de conduire existe depuis des années, mais ce n’est que depuis peu de temps que les policiers peuvent la consulter sur le terrain.

Rapidité d’action

Satisfait, le ministre de la Justice, Koen Geens, a expliqué aux journalistes présents à Haasrode, près de Louvain, ce qu’il est désormais possible de faire. "La base de données permet de vérifier, avec le nom et la date de naissance du conducteur contrôlé, s’il a un permis de conduire valide, si son permis de conduire a été retiré, si cette personne a été signalée dans les systèmes Schengen et Interpol. Le tout en un clin d’œil. Dans le passé, il fallait téléphoner à Bruxelles, ce qui n’était possible que pendant les heures de bureau et non le week-end. C’est un énorme progrès et nous en sommes très contents."

Il a fallu beaucoup de travail avant que le système ne soit opérationnel, mais depuis cet été, il fonctionne et le résultat est impressionnant. Près de 700 noms sont saisis dans le système chaque jour. Parmi ceux-ci, 16,5% sont connus pour une déchéance du droit de conduire.


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Dans de tels cas, la voiture est immédiatement remorquée ou elle est immobilisée avec un sabot. Ces 16,5% semblent être un nombre élevé, mais il faut les nuancer. Il s’agit parfois de contrôles aléatoires, mais la plupart du temps, si un nom est entré dans le système, c’est parce qu’il y a une raison, le conducteur a certainement eu un comportement suspect au volant. "Toutes les personnes contrôlées ne sont pas introduites dans le système. La police effectue une vérification uniquement lorsqu’elle estime qu’il se passe quelque chose de particulier", a précisé Koen Geens.
 

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